Tony Parker répond aux journalistes

Bonjour à tous, je suis très content que vous soyez tous venus pour cette conférence de presse, je vais pouvoir donner quelques nouvelles.

Avez-vous l’impression d’être au pied de votre rêve ?
J’y suis prêt. J’ai quand même du mal à réaliser. Une Finale NBA, c’est immense, c’est grandiose. Il y a trois ans je la regardais à la télé et cette année, c’est moi qui vais jouer. J’essaie de me réveiller et de me rendre compte que je suis en Finale NBA.

Une Finale NBA, c’est une pression médiatique énorme. Est-ce que vous vous rendez compte de ce que c’est ? Etes-vous prêt à affronter tout ça ?
Bien sûr. La presse ne m’a jamais dérangé, ce n’est pas ma première préoccupation.

Dans quel état de forme vous trouvez-vous ? Est-ce qu’après la pizza de Jordan à Salt Lake City et le hamburger de Bryant à Sacramento, la crème brûlée de Tony Parker à Dallas est une malveillance ou une coïncidence ?
Je dirais que c’est une coïncidence. Ca a fait beaucoup de bruit aux USA, ils vont essayer de faire attention maintenant. Moi, je vais bien, nous avons eu deux jours de repos après la qualification, un peu d’entraînement hier, nous allons encore en avoir un aujourd’hui. Je vais essayer de bien retrouver le rythme pour être en pleine forme mercredi.

Les Lakers ont changé d’hôtel à Sacramento, vous pensez faire la même chose la prochaine fois que vous viendrez à Dallas ?
Je ne sais pas.

En Argentine, les fans de Manu Ginobili prétendent que vous ne lui passez pas assez le ballon. Qu’en pensez-vous ?
Je ne sais pas quoi dire. Vous savez, je suis meneur et je dois passer le ballon à tout le monde. Je m’entends très bien avec Manu. C’est quelqu’un de très sympa. On est assis à côté dans l’avion et on joue ensemble aux jeux vidéo.

Quel genre de meneur pensez-vous être ? Un meneur comme John Stockton faisait beaucoup de passes, il semble que vous soyez plus un scoreur.
Je ne peux pas dire si je suis un passeur ou un scoreur, j’essaie seulement d’aider mon équipe à gagner.

Comment appréhendez-vous votre duel face à Jason Kidd qui est l’un des meneurs les plus impressionnants ?
Tout le monde ne parle que de ça ici. Kidd est le meilleur meneur de la NBA. Mais ça ne me dérange pas. On me pose souvent cette question, j’essaie juste de ne pas tomber dans le piège d’un duel contre Jason Kidd, ça reste les Spurs contre les Nets. Ce qui compte, c’est que l’équipe gagne, mais je suis prêt à relever le challenge, j’aime bien jouer contre les meilleurs.

On constate que quand vous marquez beaucoup de points, votre équipe gagne très souvent. Vous allez devoir prendre des responsabilités.
De toutes façons, je suis la deuxième option à San Antonio, je vais devoir être agressif. Popovich veut que je sois agressif, il veut que je marque.

Comment vous êtes-vous concentré après la série contre Dallas ? Avec le club, mais aussi à titre personnel.
J’essaie de me reposer le plus possible, de rester avec ma famille, avec mes amis. Je reste tranquillement à la maison, je ne fais rien de particulier.

Pourriez-vous nous raconter le déroulement des deux matches de saison régulière contre les Nets ? Pensez-vous que la Finale sera complètement différente du fait de jouer une série qui pourrait se disputer en sept matches ?
C’est dur de comparer des matches de saison régulière et des matches de playoffs. On connaît maintenant très bien nos adversaires, nous les avons observés en vidéo, eux ont fait pareil. C’est différent sur une série. En saison régulière, il y a tellement de matches, la fatigue joue, il nous arrive d’enchaîner les back to back. Nous avons fait 1-1 en saison régulière, c’est une très bonne équipe, c’est la meilleure équipe à l’Est.

Sans trop dévoiler le plan de bataille, qu’est-ce que vous a demandé Gregg Popovich pour le premier match ?
Rien de spécial. On va jouer notre propre jeu, comme on a fait pendant toute la saison.

Etes-vous un peu au courant du retentissement que peuvent avoir vos performances en France ?
Je suis tout ça sur mon site internet, mes amis me racontent aussi un peu, mais je ne me rends pas vraiment compte.

J’imagine que vos amis doivent vous dire qu’il y a des sujets qui passent sur vous durant le journal télévisé ? Avez-vous l’impression d’incarner le redécollage du basket en France ?
Ca me fait plaisir de bien représenter la France. Je fais de mon mieux pour le basket français. Ca sera toujours dur car le football est tellement puissant en France mais si je peux aider le basket, je le fais avec plaisir.

Il y a deux joueurs à New Jersey qui ne sont pas tellement connus en France et qui vont certainement jouer un rôle important dans cette finale : Kenyon Martin et Richard Jefferson. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur eux ?
Kenyon Martin est la deuxième option offensive des Nets, il est très fort. Il joue un peu comme Shawn Marion, il est très fort aux rebonds offensifs. C’est un bon défenseur, il essaiera de gêner Tim Duncan. Il va devoir bien jouer pour que les Nets gagnent. Richard Jefferson est très dangereux, c’est « la fusée », il termine toutes les contre-attaques et prend beaucoup de rebonds offensifs. Il va falloir faire très attention à lui.

Les Nets semblent avoir un peu le même jeu que les Phoenix Suns qui vous avaient posé des problèmes au premier tour.
New Jersey est plus fort offensivement mais moins fort défensivement que Phoenix. Mais c’est vrai que ces deux équipes se ressemblent. New Jersey va nous poser des problèmes, mais nous avons engrangé de l’expérience à la suite de la série contre Phoenix et ça va nous servir.

Vous êtes donnés assez clairement favoris de cette Finale. Quel est votre avis ?
C’est un peu normal, nous sommes l’équipe de l’Ouest et tout le monde dit que l’Ouest est plus fort que l’Est. Mais New Jersey est une équipe qui joue comme à l’Ouest. C’est une équipe très dangereuse, il ne va pas falloir s’enflammer, ça va être une Finale très dure. Nous devrons être très concentrés. Nous avons souvent raté nos premiers matches, il va falloir vraiment les prendre au sérieux.

C’est la dernière saison de David Robinson. Est-ce que cela donne un caractère particulier à cette Finale pour vous, les autres joueurs des Spurs ?
C’est clair que c’est une motivation supplémentaire, même si nous n’en avons pas spécialement besoin. On va jouer à fond pour offrir un titre pour la dernière année de Robinson. Il le mérite pour tout ce qu’il a fait pour la ville. Si on remporte ce titre, ça fera plaisir à beaucoup de gens, à Popovich, à Duncan. Les gens arrêteront de dire que le titre de 1999 est un titre avec un astérisque. Pour Ginobili, pour moi, pour nos pays, pour David Robinson, pour Kevin Willis, Danny Ferry et Steve Smith qui auront joué plus de 15 saisons en NBA et qui sont pour la première fois en Finale, ce titre représenterait beaucoup.

Votre succès américain n’est-il pas la revanche de votre père ?
Je ne l’ai jamais perçu comme ça. Il faut demander à mon père. Il est à San Antonio, il suit tous mes matches, je sais qu’il est très fier. Il faudrait lui poser la question.

Suivez-vous la progression de vos frères ?
Bien sûr, je les suis tout le temps. Ils sont avec moi en ce moment. Ils vont voyager avec moi à New York. Ma famille me suit partout, elle est très importante pour moi. TJ progresse très vite et ça ne m’étonnerait pas de la voir un jour en NBA et en Equipe de France.

Quel regard portez-vous sur votre progression depuis votre départ de Paris ?
J’ai essayé de progresser chaque jour. Lorsque je suis arrivé en NBA, mon objectif était de m’intégrer et d’effectuer une bonne transition avec la Pro A. Je voulais intégrer le cinq majeur et avoir un rôle important dans cette équipe. Cette saison, j’ai voulu confirmer, devenir encore plus important dans l’équipe et essayer de gagner le titre NBA.

Aujourd’hui, l’objectif est de gagner le titre NBA. Alain Weisz dit que vous pouvez y arriver, que vous pouvez devenir le meilleur joueur du monde. Dans combien de temps vous voyez-vous atteindre cet objectif ?
Je ne peux pas choisir. C’est à nous de bien nous préparer pour cette Finale. Il y a beaucoup de pression médiatique. Je ne pense pas que vous vous rendiez compte en France. C’est quelque chose d’énorme aux Etats-Unis. Tout le monde ne parle que de ça. On doit prendre match après match.

Quelle est l’ambiance en ville ?
C’est de la folie. Les gens ne parlent que de ça. Il y a des panneaux "Spurs" partout, sur toutes les voitures. C’est l’attraction numéro 1.

Est-ce qu’il y a de fréquentes références à 1999 ?
Je pense que ça a été un moment inoubliable pour les fans et qu’ils veulent le revivre.

Etes-vous surpris par tout ce qui vous arrive en ce moment ?
Non, j’ai travaillé dur pour tout ça. C’est mon rêve depuis que je suis tout petit, il va peut-être devenir réalité. Je savoure tous les moments. Ca n’arrivera peut-être plus. Kevin Willis a joué 17 saisons en NBA et c’est la première fois qu’il est en Finale NBA. Il faut savourer. Je suis tellement content d’être en Finale NBA dès ma deuxième saison. J’essaie d’en profiter au maximum.

Vous sentez-vous toujours français en NBA ? On pourrait vous considérer comme un basketteur américain.
Je suis français. Mon père est américain, j’ai un passeport américain et un passeport français et j’ai grandi en France. Je suis 50/50. Les gens me considèrent comme ils le veulent.

Cette Finale sera alors un petit peu pour la France ?
Oui, un petit peu, il y a un Français qui joue.

Vous avez rencontré trois meneurs durant les playoffs et celui qui vous a posé le plus de problèmes a été le plus physique : Stephon Marbury. Jason Kidd est aussi très physique. Est-ce que cela vous inquiète ?
Ce n’est pas le physique de Marbury qui m’a posé problème. Des meneurs physiques, j’en joue tout le temps : Steve Francis, Baron Davis… Ils sont tous au top physiquement.

Vous avez déclaré que vous étiez peut-être moins prêt que Marbury pour entamer les playoffs.
Mon niveau de concentration n’était pas au niveau de celui de Marbury. Ca m’a fait progresser et c’est pour ça que j’ai été vraiment prêt contre les Lakers et contre Dallas.

Vous insistez souvent sur les reproches que vous fait Popovich. Est-ce un élément de motivation supplémentaire ?
Ca motive toujours. Popovich est très dur avec moi et il trouve toujours des moyens pour me motiver et faire en sorte que je me surpasse. Popovich est le coach parfait pour moi. Quand tu es jeune, tu as tendance à être un peu fainéant à l’entraînement, lui est toujours derrière moi.

Gardez-vous des contacts avec le nord de la France ?
J’ai encore des amis dans le Nord Pas de Calais, dont un qui joue à Gravelines. Je garde quelques contacts. Je suis quelqu’un qui accorde beaucoup d’importance à la famille et aux amis, donc je garde contact.

Ils vous ont tous félicité je suppose ?
Oui, ils m’ont appelé, envoyé des e-mails.

Comment voient-ils votre succès ?
Ils m’encouragent, ils sont fiers de moi et espèrent que j’irai jusqu’au bout. Ils se lèvent à 3h du matin pour regarder mes matches, ça me fait vraiment plaisir. Ca me touche.

Dans quel esprit abordez-vous cette Finale ? Vous semblez très serein.
Cela fait quand même ma cinquième année en tant que professionnel. La pression, je vis avec tous les jours. Je lis "le jeune surdoué, le jeune ci, le jeune ça, est-ce qu’il va y arriver ?" La pression est tout le temps là. Elle est multipliée par 100 par rapport à la France, surtout à San Antonio lorsque tu joues pour le titre. C’est l’équivalent des footballeurs dans les clubs italiens. Tous les médias dissèquent tous tes mouvements, j’y suis habitué maintenant, ça ne me fait plus rien.

Vous vous êtes souvent fait remonter les points que vous aviez d’avance. Comment allez-vous gérer ça en Finale ? Est-ce que Popovich a insisté sur ce point ?
Non, pas vraiment. En NBA, quand tu joues une équipe comme Dallas, les points d’avance c’est rien du tout. C’est une équipe de fous. Ils shootent tout le temps à trois points, dans toutes les positions. Ce n’est pas une préoccupation pour nous. On a remonté 15 points dans le quatrième quart temps à Dallas et nous avons gagné. C’est très dur de conserver une avance.

Est-ce qu’il ne serait pas mieux de ne pas avoir de points d’avance alors ?
C’est quand même toujours bien d’avoir de l’avance. Mais on joue au basket, on ne peut pas contrôler le match.

Vous parliez des clubs italiens de football. C’est vrai que jouer une Finale NBA pour un Français, on ne se rend pas compte, mais c’est comme jouer une finale de Ligue des Champions dans un club italien ?
C’est ça, multiplié par 100.

En France, on ne s’en rend pas compte, comment vivez-vous ce décalage ?
Mes amis me disent que l’on parle de moi en France, mais vous ne vous rendez pas compte. Je discutais avec Thierry Henry qui est chez moi, il me disait que les gens ne se rendaient pas compte de ce que je suis en train de réaliser. Aux Etats-Unis, les gens ne parlent que de ça.

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