par Jean-Michel Manderick

PLAYOFFS 2007

Parker emmène les Spurs à 2-0
Tony Parker
(NBAE/Getty Images)

Quand Tony Parker sonne la charge, les Cavaliers n’ont qu’à bien se tenir. Déjà phénoménal lors du match d’ouverture de ces Finals 2007, TP a profité du Game 2 pour confirmer qu’il s’inscrivait comme leader offensif des Spurs, et figure désormais, par la même occasion, comme un candidat potentiel au titre de MVP de la finale.

Dans la nuit de dimanche à lundi, le jeune Frenchie a en effet planté 30 unités à la défense de Cleveland, via un joli 13/20 au shoot, dont un panier à distance, en plus de 4 rbds et 2 assists. Grâce à sa vitesse extraordinaire, Tony Parker s’est faufilé tel une anguille dans la raquette des Cavs, qui devaient aussi composer avec le gros match de Tim Duncan (23 pts, 9 rbds et 8 assists) et la production de Manu Ginobili (25 pts et 6 rbds).

Menant 28-17 après le 1er quart et 58-33 à la pause (30-16 dans le 2e quart), San Antonio avait plié la rencontre, tournant à 55% de réussite, et creusait ensuite un écart maximal de 29 points (89-60). La messe semblait dite, et la pression tombait logiquement du côté des Spurs. Les Cavs en profitaient pour se réveiller et infliger un encourageant 6-27 aux troupes locales, mais l’expérience des Texans empêchait LeBron James (25 pts) et Daniel Gibson (15 unités) d’encore espérer l’emporter. Score final : 103-92, et les Spurs ne sont qu’à deux victoires du titre…

L’avis de TP sur son site officiel : « Nous avons réalisé un gros match, aussi bien offensivement que défensivement. Dans le dernier quart-temps, nous avons été coupables d’un relâchement qui a permis à Cleveland de revenir dans la rencontre. C’est dur de garder plus de 20 points d’avance dans une finale NBA. Les gens ne s’en rendent pas compte mais c’est humain de baisser d’un ton quand tu possèdes une telle avance. Tu ne joues plus avec la même intensité. Et puis il ne faut pas rêver, Cleveland ne perdra jamais de 40 points. Dans chaque match, à un moment ou un autre, chacune des équipes connaît de la réussite en attaque. Les Cavaliers ont réalisé leur « run » dans le dernier quart-temps. »

Et au sujet de sa performance personnelle : « J’essaie d’être le plus agressif possible. Comme mes shoots extérieurs rentraient, tout devenait plus facile. Avec Manu et Tim, nous avons marqué 78 des 103 points de l’équipe. Le big three tourne actuellement à plein régime. Mais les Spurs, ce n’est pas trois joueurs. C’est un collectif. Tout le monde a fait son travail. Robert (Horry) a été extraordinaire tout au long de la soirée. Défensivement, il nous a fait énormément de bien (9 rebonds et 5 contres). Mais encore une fois, il ne faut pas croire que tout est fini. Nous allons continuer à travailler, à étudier le jeu de Cleveland à la vidéo pour arriver encore plus fort au Game 3. »