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MVP : trois lettres, et des candidats en pagaille !
Kobe, LeBron ? Le Bron, Kobe ? Kevin ? Oh, et pourquoi pas CP3 ? Quoi ? Amare a une fois de plus claqué 36 points ? Le changement de visage opéré en NBA cette saison avec tous ces trades de folie, mais aussi les évolutions personnelles de garçons comme Kobe Bryant et LeBron James ou la véritable éclosion de Chris Paul vont faire de la désignation du prochain MVP un véritable casse-tête. Et partout, on entendra : « Oui, c’est sûr, vu sa saison, il le mérite… Mais c’est quand-même dommage pour X ou Y… ».
Alors que les franchises ont entamé la dernière ligne droite de la saison régulière, et que la bagarre fait encore rage pour les derniers tickets pour les playoffs, les candidats au titre de meilleur joueur se tirent la bourre. Et on ne s’en plaindra pas. Parmi ceux-ci, LeBron James et Kobe Bryant surfent sur leurs statuts de superstar, de leader, de joueur très complet et spectaculaire pour se détacher légèrement. 53 points face aux Grizzlies pour KB24 (blessé à la main lors de la période du All-star, pour rappel), puis une fin de match en boulet de canon pour l’Elu, qui offre la victoire aux Cavs… sans oublier des highlights à couper le souffle à chacune de leurs sorties, nos deux artistes seront difficiles à départager, même si d’un point de vue purement statistique, LeBron possède environ deux unités de mieux dans les catégories points, rebonds et assists. Oui, mais les Lakers ont engrangé près de dix victoires de plus que les Cavs… Ok, impossible de choisir…
Partons, alors, sur d’autres critères. Comme cette règle qui veut que le MVP doit avoir emmené sa franchise sur la voie du succès. Qui sont les leaders des Conférences Est et Ouest ? Les Celtics de Garnett et les Hornets de Paul… Sans tirer la couverture à eux (c’est aussi une qualité très importante), Bib Ticket et CP3 ont une énorme part de responsabilités dans la superbe saison de leurs équipes respectives. Statistiquement, Garnett s’est fondu dans le collectif de Boston, où il tourne néanmoins à 18,9 pts et 9,4 rbds. Sa rage de vaincre n’étant, elle, pas quantifiable. Du haut de ses 22 ans, Chris Paul est en passe de devenir le premier joueur à compiler plus de 20 pts et 10 assists en moyenne sur la saison régulière depuis 1993, lui qui tourne en effet à 21,5 pts et 11,4 assists. Hyper-complet, capable de sortir des séquences « old school » juste avant de vous placer un dribble venu d’ailleurs ou une passe lobée millimétrée pour Chandler, le jeune homme a explosé son capital sympathie lors d’un All-star week-end dont il fut l’une des grosses attractions.
Comme si cela ne suffisait pas, à ce quatuor, un certain Amare Stoudemire est venu s’ajouter depuis qu’un certain Shaquille O’Neal a rejoint l’Arizona. Une moyenne de 29,3 pts et 9,8 rbds sur les deux derniers mois, avec des pourcentages de réussite plus que décents, et des contres surpuissants en prime… « STAT » s’est hissé en deuxième position du classement des joueurs les plus efficaces de la Ligue juste derrière LBJ.
Pffffft ! Quel casse-tête… Pile ou face ? Pierre papier ciseaux ? Courte paille ? Autant jouer la facilité et décerner le titre de MVP à l’ensemble de ce qui serait une formidable All-NBA First Team. Le genre de cinq de base qui vous illumine des Jeux Olympqies, quoi…
Posted by Jean-Michel Manderick on April 2, 2008, 10:00 a.m. ET
Ca sent bon la reprise, non ?
Est-ce que vous la sentez ? Cette excitation qui monte… Et ce décompte qui, inéluctablement, égraine les secondes avant le lancement de la nouvelle saison. Tic, Kobe fait la tête. Tac, Joakim Noah séduit sous le maillot des Bulls. Tic, le Heat s’incline sept fois d’affilée en pré-saison. Tac, les Celtics apprennent à jouer ensemble… La bagarre va bientôt commencer. Une lutte qu’on aime imaginer ouverte. Allez-y… mouillez-vous : qui sera champion ? Qui manquera les playoffs ? Quelle équipe dominera la saison régulière ? Qui sera l’invité surprise de la phase finale ?
Wow, c’est bon : n’en jetez plus !
On ne sait plus trop où donner de la tête. Il y a ces grosses cylindrées qui s’appuient sur la même ossature depuis plusieurs années (San Antonio, Phoenix, Dallas, Miami, Detroit…) mais dont certains cadres sont vieillissants. Un moteur pour des garçons comme Steve Nash (qui sera assisté du vétéran Grant Hill, et qui devra espérer qu’après le départ de Kurt Thomas, Amare Stoudemire et Shawn Marion seront au top) ou Dirk Nowitzki (Dampier ne reviendra que dans quelques semaines chez les grands battus du premier tour des derniers playoffs, merci Golden State !) ? Un frein pour les Spurs (Bowen ou Horry ne se souviennent sans doute plus de leurs premières basket, n’en déplaise à TP…), le Heat (Shaq, Zo, Penny… tous les dinosaures ont souffert en pré-saison, et Wade n’est pas prêt !) ou les Pistons ?
Ils sont nombreux à se tenir prêts, en embuscade. Dans une position assez confortable. Il y a les valeurs sûres, comme les Cavs de LBJ, les Jazz, les Nets (Krstic is back, et il parait que le Kidd est en forme) ou les Bulls (ceux-là, ils ont du répondant avec Gordon, Deng, Nocioni, Hinrich, Ben Wallace, Duhon, Tyrus Thomas, le vétéran Joe Smith ou ce diable de Joakim, qui a déjà épaté la galerie dans la salle des Chicagoans), qui repartent sur les mêmes bases que l’an dernier.
Puis il y a ceux qui ont fait le ménage cet été, ou quelques mois auparavant. On pense ici évidemment à Boston (avec KG et Ray Allen pour ceux qui vivaient dans une grotte ces derniers mois !) qui, si les Celtics trouvent une alchimie intéressante, pourront avoir de l’ambition. Il y a aussi les Nuggets, avec la paire Iverson-Melo dès le début de saison, plus le meilleur défenseur de l’année passée, Marcus Camby, et le retour d’un certain Kenyon Martin (finira-t-il la saison ?). Ouf ! Et on n’a pas encore parlé des Raptors diplômés en langues étrangères, des Pacers en reconstruction, des Lakers qui tirent la tronche (Kobe obtiendra-t-il son transfert à défaut d’avoir reçu Garnett ou Jermaine ?), des Sonics et leur classe biberon avec Durant, des Wizards de l’Agent Zero, du Magic emmené par le surpuissant Dwight Howard ou même des Knicks qui auront encore une fois – sur papier - de quoi offrir un peu de spectacle au MSG (même Allan Houston se dit capable de revenir leur filer un coup de main !)… Qui a dit qu’on avait oublié de citer les Rockets de T-Mac et Yao, rejoints par Steve Francis ?
Bref, ce ne sont pas le triste forfait de Greg Oden ou les blessures qui gâcheront la vie d’Elton Brand et Adam Morrison qui empêcheront le fan de NBA de se réjouir : la reprise approche. Et, avec elle, les envolées de James, les no-look pass de Nash, les dunks de Howard, les regards braqués sur la cuvée de rookies, et neuf Frenchies répartis aux quatre coins de la Grande Ligue. I love this game. Que le spectacle commence !
Posted by Jean-Michel Manderick on October 25, 2007, 9:50 a.m. ET
Un jour j’irai à New York avec toi…
Wow, inaugurer le blog français de la NBA, et entre deux monstres sacrés – chacun dans leur domaine – que sont Flea (le bassiste des Red Hot) et George Eddy (Vous savez ? « Bing ! Bam ! Badam ! Boum ! » sur Canal+ France), que j’ai d’ailleurs eu la chance de croiser – de loin – au cours des 12 derniers mois (que le monde est petit…), je ne vous cache pas que c’est un honneur !
Parlant d’honneur… avoir l’occasion d’accompagner les gagnants d’un concours organisé par mon journal et la chaîne BeTV dans le cadre du « All Access Tour » de la NBA, c’était pas mal non plus. Après avoir sillonné l’Europe en début de saison pour approcher TP, Nash ou Iverson (en mode 76ers lors du NBA Europe Live), j’ai donc à nouveau délaissé ce plat pays qui est le mien pour rallier New York.
Et là, ce n’est pas pour jeter des fleurs, mais la Grande Ligue avait mis les petits plats dans les grands. Dès l’instant où Joanitte Rodriguez, notre guide made in NBA, nous a accueilli avec son sourire et son énergie, j’ai compris que notre petite troupe (les 2 gagnants belges étaient accompagnés par des Suédois, des Hollandais, des Allemands et des Portugais…) n’allait pas s’ennuyer. Ce que Benjamin, qui bosse pour NBA Europe à Paris, m’a vite confirmé en nous détaillant le programme des ces quatre jours à Big Apple. Empire State Building, Central Park, Statue de la Liberté, Rockefeller Center… voilà pour le tourisme ! Côté basket ? Visite du Madison Square Garden (quel sportif n’a jamais rêvé d’approcher un peu plus le mythe Mohammed Ali ?), du NBA Store (je confirme, il s’agit d’un endroit incontournable pour tout fan de basket US qui se respecte !), puis deux rencontres NBA.
La première, Knicks-T-Wolves au MSG. Pas de bol, Steve Francis est sur la touche, puis Marbury le rejoint après 10 minutes de jeu… Pas de chance ? C’est pas vraiment ce que je voulais dire ! Parce que pour répondre à « Big Ticket » (qui s’est blessé au quadriceps quelques jours plus tard), Nate Robinson – cette boule de muscle pas plus grande que moi, vainqueur du Slam Dunk Contest 2006 – a sorti le grand jeu, et donc réveillé un peu la salle new-yorkaise en fin de match. Nous, on nous avait mis dans une loge ! Quel luxe ! Je n’en suis toujours pas remis. Les gagnants du concours non plus… Le gâteau aux couleurs des Knicks, les hot dog, et cette improbable fontaine de chocolat qui coulait en permanence… Le lendemain, direction le New Jersey ! Vous savez, pas loin des studios de la NBA, où sont préparées la majorité des émissions de télé, ainsi que la majeure partie des sites internet. C’est là que j’ai eu l’occasion de rencontrer ceux qui sont dans l’envers du décor. Une expérience enrichissante.
Mais New Jersey, c’est aussi le fief du duo Kidd-Carter. Qui, ce soir là, nous a offert une page d’histoire. 47 pts pour Vince, 18 assists pour Kidd, et deux triples-doubles à la clé… pas vu ça depuis Jordan-Pippen. Le match ? Après qu’Antawn Jamison ait démontré, d’un triple « on the buzzer » qu’il pouvait essayer de palier l’absence d’Arenas, les Nets triomphaient en prolongation. Dommage, vraiment, qu’ils ne puissent pas compter sur les services de Krstic en playoffs ! Tiens tiens, la phase finale approche…
Posted by Jean-Michel Manderick on April 13, 2007, 1:00 p.m. ET



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