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Laissez le Shaq jouer en paix !
Miami à Boston en fin de semaine dernière, ça valait le coup d’œil à la fois pour le Big Three des Celts et le retour de Wade. Bon spot finalement Boston en dehors d’un clam chowder et d’un Maine Lobster.
Lorsque je débarque dans le locker room du Heat, Zo Mourning est allongé à même le sol. Il fait des étirements avec un des assistants du Heat, et mon Shaq, lui, est sur une table pliée en deux, il se soumet au strapping du kiné. Il ne parle pas. Il ne sourit pas, non plus. Il a le visage fermé. Le regard est noir. Difficile de dire qu’il est déjà dans le match, il lui reste encore plus d’une heure à tuer.
Strapper les chevilles du Shaq ça prend du temps. Un bon quart d’heure apparemment. L’homme n’est plus tout jeune, il est préférable qu’il ait les chevilles bien serrées dans les paquebots qui lui sont filés avant d’entrer en scène. Un Shaq de 35 ans, ça dérape vite. Lorsque sa tenue de gala lui est apportée, aussi noire que la pièce où sont serrés les Riley Boys, Shaq, d’un hochement de tête, demande à l’assistant de l’assistant de mettre tout cela dans une pièce annexe. Et puis il s’en va.
Le Shaq a été tancé dans la presse par Wade en personne quelques heures avant le match à Boston. Dwyane a laissé entendre qu’il devrait plus que de coutume, remuer Shaq Daddy cette saison afin qu’il reste concentré sur le jeu et qu’il apporte son écot au Heat. Le Shaq a joué un match correct avec 17 points, 9 rebonds, 2 contres en 27 minutes, avec des aller-retour sur le banc car il était en foul trouble. Le Heat a perdu (92-91) après avoir eu la balle de match dans les pattes de Dwyane Wade.
Le Shaq a parlé à voix basse, très basse au vestiaire. La bande son est quasi inaudible. Riley, quelques minutes avant en press-conférence, en avait remis une couche en laissant entendre qu’il attendait beaucoup plus de Shaquille, même à 35 ans ! Personne n’a osé rappeler l’âge du vénérable coach du Miami Heat.
Le Shaq ne souhaite pas entrer dans la polémique. Il courbe l’échine actuellement. Shaunie, son ex, lui fait des misères aussi avec des histoires de pétitions, avant d’aller au jugement du divorce. «Flash» et puis Riley en remettent une dose, trop c’est trop : laissez le Shaq jouer en paix !
Le Shaq, lorsqu’il en eut terminé avec la ribambelle de reporters, se leva et tomba dans les bras de Ian Thomsen, un journaliste de Sports Illustrated. « Le Shaq n’est pas mort. Mais il est triste », me confiera Ian.
Toutes ces affaires, toutes ces histoires le perturbent. Las, il restera un moment à parler avec Ian. De tout, de rien. Comme si le fait de pouvoir s’évader avec quelqu’un, un instant, lui faisait du bien.
Posted by Armel Le Bescon on November 21, 2007, 11:15 a.m. ET
Noah ! Une première
La saga Joakim Noah est définitivement lancée en NBA. L’histoire retiendra que ce fut contre les Los Angeles Clippers au United Center de Chicago un 6 novembre 2007. On choisit rarement l’instant d’une Première en matière de sport. Joakim aura attendu trois matches avant de jouer en raison d’une légère blessure à une cheville. Il a finalement goûté au délice d’un match de saison régulière avant de boire le calice jusqu’à la lie après une troisième défaite des Bulls. Son plaisir personnel d’entrer en jeu a été quelque peu gommé par l’échec collectif car le Français résonne d’abord en fonction de l’équipe. C’est ce qu’il m’a confié au lendemain de la défaite au Berto Center où nous nous sommes retrouvés après le practice «Je ne tire pas d’objectif personnel sur la saison. Je joue d’abord pour Chicago et c’est avec l’équipe que je dois réussir».
Le rookie game de la Nouvelle Orleans pourrait être un but en février 2008 mais Joakim est nettement plus préoccupé par le jeu de Chicago que par sa réussite personnelle. Question mentalité, il se rapproche ainsi de Boris Diaw avec de vraies valeurs qui doivent le servir pour asseoir son succès. Mais Joakim est-il à la recherche du succès ? Pas sûr même s’il m’a avoué avoir encore des rêves dont celui de gagner un titre de Champion NBA comme de jouer un jour en équipe de France.
Des mots comme réussite ou succès n’ont pas le même écho chez Joakim que chez T. P. par exemple. L’un comme l’autre ont pourtant débuté le basket à un âge identique avec l’ objectif d’être un jour dans la meilleure ligue du Monde. Lorsqu’on demande à T. P. ce qu’il aurait fait s’il n’avait pas été basketteur, le meneur des Spurs reste souvent évasif sur le sujet. Il a toujours voulu dépasser Jordan en gagnant plus de bagues que le maître, il reste ainsi plus que jamais dans les temps avec trois titres à 25 ans seulement.
Joakim n’a pas le même esprit. Toujours au Berto Center, il regardait des scolaires de 9-10 ans défiler en milieu d’après-midi et il me confiait dans un large sourire «J’aurais bien aimé faire un job en m’occupant des enfants. Un métier où tu donnes beaucoup car l’attente des petits est énorme». Joakim est un jeune idéaliste dans ce monde terrible de la NBA. Il est heureux de jouer à Chicago, de vivre dans la Windy City mais il sait aussi que ses années college sur le campus de Gainesville resteront comme les meilleures «Toutes les semaines j’appelle mes potes et ont se dit qu’on s’est bien marrés à Florida. Ce n’est plus pareil quand tu joues chez les Pros». Un brin nostalgique, il parle ainsi de Taurean Green, Al Horford, Corey Brewer les trois autres Gators eux aussi dans une Franchise NBA. Le Français découvre ainsi un nouveau monde comme l’ont fait avant lui tous les autres frenchies. Il le fait avec du recul non pas à cause de l’ appréhension mais avec l’intelligence de quelqu’un qui doit prendre ses marques. Et son temps. Cela ne veut pas dire qu’il n’est pas dans son élément. Au contraire, mais il est parfaitement conscient aussi qu’à partir d’aujourd’hui, la vision et la perception qu’on a de lui n’est plus la même. Les enjeux du monde NBA et de la NCAA sont totalement différents. Et les attentes vont de pair.
Même s’il n’a pas changé fondamentalement, Joakim est désormais dans un système qu’il ne contrôle plus. Sauf lorsqu’il est sur le terrain. Et encore ?
C’est pour cela qu’il veut jouer. Il a regardé son premier match NBA en video chez lui dès le lendemain pour rectifier le tir «Comme un pro pour corriger mes erreurs de rookie» m’a-t-il dit en ajoutant «les matches se succèdent à un tel rythme que tu n’as pas le temps de douter. Ce système me plaît».
Lui aussi, il nous plaît. La presse américaine en raffole d’ailleurs. Mais là ce n’est qu’une confirmation des deux années NCAA précédentes lorsqu’il s’est fait un nom chez les Gators. La Saga Noah ne fait que débuter en NBA.
Posted by Armel Le Bescon on November 8, 2007, 12:45 p.m. ET
Les absents ont toujours tort
Etes-vous aussi impatients que moi d’atteindre l’opening night du 30 octobre
avec un San Antonio-Portland suivi d’un petit Lakers-Rockets ? Oui, sans
doute. Pourtant, je vous l’avoue, cette pré-saison ne m’a pas vraiment
emballé. Je préfère toujours l’original à la copie et rien ne vaut un vrai
match de saison régulière. Autant dire que je goûte très peu cette série de
scrimmages avec des starting lineups exotiques ou bancals qui n’intéressent
que les coaches et les joueurs à la recherche d’une place en or,
c’est-à-dire au bout d’un banc, dans la plus grande Ligue de basket au
monde. Le public américain ne s’y trompe pas, d’ailleurs. Rares sont les
salles sold out au mois d’octobre. Londres, en revanche, a fait le plein le
10 octobre dernier avec l’affiche Boston-Minnesota programmée dans le cadre
du NBA Europe Live Tour 2007. Il y eut le petit coup de pouce du destin avec
le transfert de Kevin Garnett chez les Celtics, rendant cette affiche a
priori un peu fade en rencontre nettement plus piquante. Par ailleurs, les
organisateurs ont joué intelligemment sur les prix des places avec 20 pounds
(une trentaine d’euros) à débourser pour s’inviter au The O2, théâtre des
débats.
Et puis les affaires off court ont fini par plomber l’ambiance. Après la
sortie de piste d’un Rafer Alston, certains joueurs comme Shawne Williams
(ailier sophomore d’Indiana) ou Justin Williams (Sacramento) ont vu leurs
noms cités dans la rubrique « Faits divers » au cours des trainings camps.
Toujours gênant pour le joueur comme pour la franchise qui l’embauche.
L’impayable J.R. Smith a remis le couvert lui aussi chez les Nuggets après
seulement une semaine de reprise ! Le shooting guard de Denver est une
véritable bombe à retardement. Une grenade lancée dans les pattes de George
Karl qui serait bien inspiré de réclamer son transfert. Je vois mal ce
shooteur fou s’émanciper aux côtés de Carmelo Anthony et Allen Iverson qui
sont eux-mêmes de sacrés loustics. Smith s’est confondu en excuses mais il a
écopé de trois matches de suspension infligés par son club pour conduite
préjudiciable à l’équipe. On ne se refait pas… Les absents ont toujours
tort. Ils seront trois à connaître le même sort pour l’opening week : Josh
Howard, impliqué dans une bagarre avec le pivot des Kings Brad Miller,
cirera provisoirement le banc, tout comme Stephen Jackson et Ron Artest, qui
traînent des casseroles depuis la saison dernière … In-cor-ri-gi-bles !
Je ne veux pas trop insister sur les joueurs arrivés totalement hors de
forme pour les camps (et il y aurait pourtant de quoi, vu le nombre
incalculable de blessures, une véritable hérésie à ce stade de la saison).
Le cas Greg Oden est un peu à part. L’automne s’est révélé meurtrier pour un
Elton Brand, un Sean May ou un Tony Battie, out la totalité de l’exercice
(ou presque, Brand devrait revenir courant 2008) avant même qu’il n’ait
commencé. Comment est-ce possible ? Je ne parle même pas de ceux qui ont «
cassé » dans la dernière ligne droite, les Adam Morrison, Etan Thomas (on ne
les reverra tous deux qu’en octobre 2008), Lamar Odom, Kevin Durant, Marcus
Camby, Ben Gordon, Sebastian Telfair, Shareef Abdur-Rahim, Amaré Stoudemire,
Shaquille O’Neal et autres Rashard Lewis. Etait-il judicieux de laisser
Amaré Stoudemire rallier la sélection américaine à Las Vegas pour le tournoi
des Amériques qualificatif pour les Jeux de Pékin 2008 ? Certes, le pivot
des Suns, élu dans le premier cinq All-NBA de la saison écoulée, a eu un
temps de jeu limité comme back-up de Dwight Howard mais les Suns auraient
été mieux inspirés de lui conseiller de se reposer au bord d’une piscine.
Amaré ayant disputé la totalité de l’exercice 2006-07 (ce fut le seul Sun à
disputer les 82 matches de saison régulière) après une grave opération au
genou en 2005…
Dans le même temps, Phoenix bataillait avec la Fédération Française afin que
Boris Diaw soit couvert par une assurance complémentaire pour le championnat
d’Europe en Espagne. Cherchez l’erreur…
En tout cas, voilà de solides frondeurs out pour l’année et des garçons
comme Troy Murphy, Anthony Carter, Cedric Simmons ou Mark Madsen viennent
s’ajouter sur une injured list qui n’a jamais été aussi dense à l’aube d’une
nouvelle saison. On sera donc privés du n°1 de la draft lors de l’opening
night dans le Texas. On ne verra pas non plus le MVP des Finales 2006, la
petite merveille Dwyane Wade, lui aussi en convalescence du côté de South
Beach. Vous comprenez mieux pourquoi je suis un peu partagé et pour le moins
dubitatif à quelques jours du grand saut dans l’inconnu. Ou presque, car les
Spurs restent mes favoris pour le titre.
Posted by Armel Le Bescon on October 26, 2007, 9:45 a.m. ET
Noah ira à Chicago
Les dés sont tombés. Joakim Noah ira à Chicago chez les Bulls une équipe qui l’a détesté lorsqu’il n’était qu’un kid dans New York. Les Bulls de Jordan étaient alors sans pitié pour les Knicks et Michael se faisait d’ailleurs un malin plaisir à réussir des big games au Garden. «Joox» s’en souvient comme si c’était hier et ironie du sort ce sont les Knicks qui lui permettent d’aller à Chicago aujourd’hui via un trade de 2005 qui avait été conclu à l’époque pour dégraisser le salary cap des new yorkais.
«Thank you Mr Paxson. Je ne vous aimais pas beaucoup quand vous étiez un joueur parce que vous m’avez fait souvent pleurer. Mais merci beaucoup aujourd’hui » nous disait Joakim au moment de sortir du draft. Paxson a joué évidemment pour les Bulls et désormais c’est lui qui dirige le recrutement de la franchise.
Est-ce qu’il va garder Noah ou jouer un trade pour améliorer l’ordinaire d’un roster qui manque d’un petit rien qui font les grandes équipes ? C’était la question qui se posait au moment du choix des Bulls qui avaient laissé entendre que Spencer Hawes un sept pieds de Washington comparé à Chris Kaman les intéressait plus que Noah.
Paxson a priori veut faire de Noah son futur power sachant que PJ Brown d’une part free-agent cet été et Big Ben qui n’a pas fait une grande saison laisse apparaître une nouvelle donne sur le frontcourt.
Techniquement cela reste «court» malgré tout car si Noah fait 2,11 m tous les scouts lui reproche en dehors du tir inconsistant un manque d’envergure dans l’espace. Enfin Noah ajouté à Ben Wallace en termes de scoring ce ne sera pas non plus la première force de frappe des Bulls.
Plus intéressant me semble être l’arrivée de Noah dans un vestiaire qui manquait singulièrement d’âme voir de leader. Noah bien intégré à l’équipe sera sans aucun doute la pièce manquante du puzzle. Les fans aimeront ce caractère très «Chatter Box» comme disent les Américains. Un moulin à paroles ce garçon, qui hier soir à passé exactement 1 h 45 mn en interview pour les télés américaines soit la bagatelle de 17 studios. Number One de la draft dans ce contexte !!! Je n’en pouvais plus à le suivre, vers 23 heures j’ai lâché prise en revenant devant la scène du draft.
Noah terminait le circuit avant de rejoindre son grand-père, Zacharie Noah le visage irradié de bonheur, les dreadlocks toujours parfaites tandis que Cecilia Rhode sa mère nous avouera «avoir versé une petite larme » en toute discrétion. Il y avait également à ses côtés Jelena sa sœur qui formait un clan soudé même si Yannick en concert en France lui manquait beaucoup. Il aura beaucoup de mots pour son père comme pour son grand-père tout au long de la soirée «Ils m’ont inculqué des valeurs de travail. Quand Yannick était tennisman je l’ai vu travailler dur c’est ce qu’il m’a transmis en premier.
Ce n’est pas uniquement dans les gênes comme j’ai pu l’entendre trop souvent sinon ce serait un peu facile pour réussir. Non, il faut toujours travailler pour aller plus loin».
Plus loin pour Noah c’est désormais la Windy City «Une méga ville c’est tout ce qu’il me faut» nous disait-il.
Nous aussi à travers les reportages de Mondial Basket, Chicago est un excellent spot où nous avons couvert les succès de Michael Jordan qui étaient aussi les nôtres en France.
Un retour aux sources du basket en quelque sorte. La présentation du starting lineup qui voit les Bulls débouler sur l’écran avec le son du groupe mythique «Alan Person Project» nous fait toujours hérisser les poils. En ajoutant Noah dans le scénario le film prendra une toute autre saveur. Rien que pour cela, Merci Joakim.
Posted by Armel Le Bescon on June 29, 2007, 10:49 p.m. ET
Parker et maintenant Noah!
La semaine qui s’annonce est un calendrier de rendez-vous avec la ligue américaine. Mais les Français vont y trouver leur compte. Enfin il n’est jamais trop tard, car paraît-il les finales NBA seraient passées sous silence ?
Après quelques jours de quiétude avec Eva Longoria sa girlfriend dans un endroit tenu secret, Tony Parker débarque à Paris mercredi. Le MVP des Finales tiendra une conférence de Presse dans un grand hôtel parisien avant d’aller de rendez-vous en rendez-vous privés ou plus ou moins privés. Le jeudi c’est sérieux car il sera sur le plateau du journal de 20 heures de TF1. Toujours bon pour l’image de s’adresser à quinze-vingt millions de téléspectateurs.
Quel extraordinaire raccourci de l’histoire quand on sait que le même Poivre d’Arvor annonçait il y a quatorze ans de cela toujours dans son 20 heures que Michael Jordan «Le plus grand basketteur de tous les temps venait de gagner son troisième titre de Champion NBA et qu’il avait été élu une nouvelle fois meilleur joueur de la finale NBA qui opposait Chicago à Phoenix». TF1 diffusait à l’époque dix secondes d’images.
PPDA pourra faire la même chose –enfin à une exception près : en ne disant pas que Tony Parker est le meilleur joueur de tous les temps. Pas encore- mais avec le héros de cette finale NBA, un Français cette fois en chair en os devant lui. Je ne suis toujours pas persuadé que les gens en France se rendent vraiment compte de ce que réalise T. P.
Je le regrette beaucoup d’ailleurs. Non pas pour lui, les médias US et internationaux sont toujours dans ses baskets, mais en France il y a incontestablement un vrai déficit d’images sur sa personne. Pour l’avoir suivi une grande partie de la saison avec Mondial Basket je n’ai jamais été embêté par les médias venus de France.
T. P. pratique un sport que les Français ne connaissent pas, ou très mal. C’est d’autant plus vrai qu’il joue aux Etats-Unis dans la ligue NBA dont l’image est brocardée sans arrêt par mes propres confrères qui sont d’une inculture affligeante sur le sujet (Ca va mieux en le disant).
Ce genre de passages dans les journaux de 20 heures ne changera pas grand-chose à l’histoire. Simplement, elle permettra à un public plus large de savoir qu’un jeune Français de 25 ans est une immense Star de l’autre côté de l’Atlantique au plus haut niveau du basket mondial.
N’en déplaise à sa Fédération en France, aux caciques qui nous barbent de leur basket européen à longueur de journée et qui m’ennuie profondément. T. P. joue dans le plus grand Championnat du Monde et depuis deux ans désormais il en est devenu une de ses plus brillantes étoiles.
Et tout ce qui brille, scintille, donne envie. Joakim Noah le fils de Yannick lui aussi a rendez-vous avec l’histoire cette semaine. La draft vient se glisser dans le calendrier dès jeudi soir. Quelques heures de décalage entre le passage de T. P. sur un plateau télé en France et celui de Joakim Noah sur la scène du Madison Square Garden mais toute la réussite aussi de deux garçons qui ont franchi le pas à un moment donné dans leur vie.
Noah est une star universitaire aux Etats-Unis. Il a été le meilleur joueur du Final Four 2006 et cette année encore il a gagné le titre avec les Florida Gators. Lorsque je l’ai rencontré en mai dernier à Phoenix, ils étaient nombreux à venir le saluer.
Jeudi Joakim saura où il mettra les pieds en NBA la saison prochaine. Il doit s’impatienter car il a dû «se vendre» sur bien plus de workouts que prévus pour obtenir une place au soleil. L’an prochain il jouera contre T. P. et pourra toujours rêver de connaître les mêmes émotions que le meneur des Spurs.
Le nom de Noah fait tilt dans les têtes aux Etats-Unis. Pour les moins jeunes, rien à voir avec le basket mais le père a laissé une trace sur les courts de tennis et Joakim d’un charisme confondant doit se faire un prénom à son tour.
Il y est parvenu déjà dans une période relativement courte. Mais la NBA c’est encore autre chose. On verra où il débarque ? avec qui il jouera ? dans quel contexte ? Tout cela va clôturer notre calendrier de la semaine du côté de New York.
T. P. pourra préparer son mariage, Joakim ses valises pour une nouvelle destination. Chacun trace sa route.
Posted by Armel Le Bescon on June 26, 2007, 9:39 a.m. ET
Tony MVP
2007 NBA Finals MVP - Tony Parker
(NBAE/Getty Images) |
T. P. devait se pincer pour y croire «C’est un rêve incroyable. Je suis sur la même liste que Jordan, Magic, Larry Bird. Mon nom restera gravé à jamais sur ce trophée, personne ne l’enlèvera». On sait déjà que ce nouveau trophée sera en bonne place chez lui à San Antonio avec celui de Champion d’Europe Junior mais également sa médaille de bronze gagnée à Belgrade en 2005 avec l’équipe de France et puis ses trois bagues de Champion qui garnissent désormais sa collection. Un vrai musée déjà.
Quand on lui a posé la question de savoir quelle bague était la plus belle à porter entre celle du titre NBA ou celle qu’il passera au doigt d’Eva Longoria le 7 juillet prochain il a répondu ceci dans un large sourire «Les deux, je fais le choix des deux c’est trop beau».
Parker est ce qu’on appelle un garçon né sous une bonne étoile. Il le sait. Lorsqu’on a quitté son vestiaire hier soir pour rejoindre la salle de presse, drapé du drapeau tricolore, il n’avait de cesse de répéter qu’il était un «sacré petit veinard» pour rester poli car en fait son langage était plus provocateur sans être déplacé. Et il le martelait sans arrêt avec son trophée personnel dans les bras. Bien plus tard lorsqu’on lui suggéra de mettre ce Collector de MVP dans une caisse qui irait dans la soute à bagages pour le vol Cleveland-San Antonio, T. P. refusera en gardant «l’objet du désir» toujours dans ses bras.
Tout cela dans une liesse contrôlée comme si le poids des événements n’avait plus cours sur ce joueur de 25 ans !
Je me souviens d’un garçon excité qui en 2003 remportait son premier titre NBA en terminant la série à l’agonie puisque remplacé par Speedy Claxton pour gérer la situation. Depuis T. P. a grandi et son playoff 2007 est l’illustration parfaite du degré de maturité et de plénitude qui sont les siens aujourd’hui.
Il a survolé la totalité du playoff pour terminer en trombe sur une finale NBA où il a tiré à 56,8 % avec une moyenne de 24,5 pts par match ! Il laisse son franchise player Tim Duncan à 6 points derrière lui ! Seul LeBron James a fait aussi bien que lui dans cette finale avec 22 points de moyenne mais autour d’un pourcentage plus faible puisqu’à 35,6 %.
Et pourtant encore une fois à quelques heures de cet ultime affrontement entre Cleveland et San Antonio la balance penchait en faveur de Duncan. Les confrères Américains mettaient en avant le fait que cette finale se jouait sur la défense et que Duncan dans ce contexte assurait l’essentiel du travail par le tempo et les rebonds.
A part Chris Broussard de Espn magazine qui votait Parker pour son agressivité dans le jeu et ses clutch shots dans les matchs numéro 2 et 3, tous les autres votaient en masse pour Tim Duncan.
On connaît la suite. Duncan a réussi un excellent match défensivement sur le sweep avec 15 rebonds mais offensivement il a été aveuglé par les coups de projecteur de Parker qui filait sous son nez à la vitesse d’un TGV. Et puis les six ballons perdus par Timmy lui ont été fatals dans cette course au titre de MVP.
Attention cependant. Parker n’a pas gagné ce titre de MVP par défaut. Duncan n’est pas sur la pente descendante. Rien a voir avec un Shaquille O’Neal très moyen en 2006 qui laisse le trophée à Dwyane Wade.
Duncan a été brillant tout au long du playoff : 22,2 pts et 11,4 rbds de moyenne sur 20 matches. Il a fallu un énorme Tony Parker pour dépasser un Duncan de ce calibre.
Et pour toutes ces raisons, T. P. n’a jamais voulu parler de cette distinction de MVP pendant cette finale en répétant que «San Antonio est toujours et sera toujours l’équipe de Timmy». Possible. Néanmoins le jeune meneur des Spurs a franchi un vrai pallier cette saison avec son meilleur playoff, le cinquième qu’il vient de disputer.
T. P. n’est sans doute pas le joueur le plus flashy du circuit NBA mais au moment de composer une équipe c’est peut être –sûrement même- le joueur qu’il faut piocher en premier pour jouer l’efficacité absolue et se donner les moyens de gagner.
Depuis son arrivée en 2001 dans la Ligue, il n’ a jamais déçu. Ni son coach, pas plus que ses partenaires qui tous lui ont servi des éloges à l’issue du huitième sweep de l’histoire de la NBA.
T. P. a même fait pleurer Eva au moment où David Stern le consacrait MVP des Finals 2007.
On peut évidemment être riche, beau, célèbre et laisser transparaître des émotions. Happy wedding du basket, de l’amour et des dollars ! Réveille toi T. P. ce n’est pas un rêve.
Posted by Armel Le Bescon on June 15, 2007, 12:20 p.m. ET
T. P. toujours en pôle pour le Titre
Les San Antonio Spurs n’ont jamais été aussi proches d’un nouveau Titre. Ce serait le quatrième pour la franchise texane et le troisième en cinq ans. Les années 2000 sont marquées du sceau des Spurs ! Et Tony Parker y a largement contribué. Hier soir encore avec une insolence qui l’a conduit à tirer à trois points à une minute de la fin pour mettre la pression encore un peu plus sur Cleveland. Irrésistible T. P. qui n’est plus qu’à un gros match du titre de MVP de cette finale. C’est le paradoxe de cette finale NBA qui n’offre plus aucun suspense quand à son issue. On parle d’abord du titre de MVP car le Français est concerné avant de connaître l’épilogue en 4, 5, 6 ou 7 matches !
Sur son playoff Tony est à 27,8 % à trois points (5/18) mais dans cette finale NBA il est à 50 % (2/4) et son coup de poignard hier soir a rappelé qu’il était avant tout devenu un vrai leader qui assume ses responsabilités chez les Texans. Après un début de match timide pris dans l’étau de Gibson qui avait remplacé Larry Hughes blessé, T. P. finira par mettre huit points en sept minutes avant la mi-temps. Avec un mixte habituel de tirs drop et de double-pas. Il avouera après le match avoir été gêné sur les pick-and-roll en comparant le travail des Cavaliers sur sa personne à celui mis en place par les Spurs pour réduire l’influence de LeBron James.
Une comparaison absolument pas superflue. Les deux joueurs stars de cette finale sont le Français et LeBron James.
Le nom de T. P. fait le tour des salles de presse dans cette finale 2007. Pour la bonne cause, celle du titre de MVP même s’il y a toujours quelques médias américains comme CNN par exemple qui cîte d’abord Tim Duncan. Ceci étant, ce network US n’est pas le plus influent en termes de sports. Un confrère Espagnol de Majorque a d’ailleurs posé directement la question à T. P. en Conférence de Presse pour savoir s’il se sentait dans la «peau du meilleur joueur de cette finale». Réponse de Tony «Ce serait bien mais ce sera Timmy. C’est l’équipe de Tim et ce sera toujours la sienne. Je ne pense même pas à cela. Je joue mes matches les uns après les autres en étant agressif le plus posssible. Si cela devait arriver je serais le premier très heureux. Si c’est pour Timmy, je serais heureux de gagner un troisième titre de Champion tout simplement».
Pas de fausse modestie dans ses propos car T. P. a passé outre ce genre de sentiments depuis un moment déjà. Il a gagné en maturité tout au long de cette saison et la densité de son jeu n’a fait que croître pendant ce playoff. Je l’avais trouvé moins intéressant sur le match qui sentait le souffre à Phoenix –le fameux numéro 5- mais dans un climat hostile comme celui de la Quicken Loans Arena, il a su se montrer patient quand il était moins bien en première période pour mieux rebondir au final. Du grand art pour faire jouer une équipe de San Antonio qui n’était pourtant pas dans un grand soir avec Duncan pris par les fautes, un Ginobili totalement hors sujet et les improbables Bowen-Barry redevenus un instant les tontons flingueurs. C’est avec tout cela que T. P. a dû composer sur ce match numéro trois.
Mais jamais tout au long de ses trente neuf minutes de jeu personnel il n’a montré un signe d’agacement ou de fébrilité. Il a tenu le jeu, porté les Spurs avant de porter le coup fatal derrière l’arc. Sur ce coup là lorsqu’il est revenu en défense, il a laissé transparaître un léger rictus de satisfaction. Très rare chez lui. Au-delà des trois points qui étaient annulé dans la foulée par le même de Pavlovic, T. P. avait montré aux Spurs la voie à suivre dans le money time. Ginobili marquera ses premiers points sur lancers-francs dans les dernières secondes dans la trace de T. P. Si cette équipe reste celle de Duncan comme l’affirme Tony, elle n’en demeure pas moins fixée au baromètre du Français qui influence son jeu et l’intensité de celui-ci.
T. P. pense d’abord au titre de Champion NBA. Normal à 3-0 dans une finale NBA, San Antonio a de fortes chances jeudi soir de devenir la huitième équipe à gagner la série par «le coup du balai» 4-0. Les stats sont terribles pour Cleveland et LeBron James mais dans cette position personne dans l’histoire de la ligue n’a été capable d’inverser la tendance pour remporter la série 3-4 !!! Cette fois «It’s over». Ou presque. Reste à savoir qui de T. P. ou Duncan sera le MVP de cette finale 2007 ?
Posted by Armel Le Bescon on June 13, 2007, 11:50 a.m. ET
Profil bas
Pour qui ? Pourquoi ?
D’abord pour mes confrères Américains qui tous se sont plantés dans leurs prédictions des finales de Conférences. Tous avaient misé sur Detroit en six. Et c’est Cleveland qui a fini par avoir la peau des Pistons. Les pronos, ce n’est plus ce que c’était.
La mise a été sauvée avec San Antonio, pourtant personne n’agitait le clap de fin après cinq matches ! Vraiment si on ne peut plus se fier à Sports Illustrated, Espn, ABC, TNT, le Washington Post et le San Antonio Express News autant «se mouiller» soi-même, non ?
Ceci étant pour être honnête avec vous, je n’aurais pas annoncé autre chose, non plus !
Aujourd’hui donc et après le match numéro un, je m’abstiendrais de tout pronostic. Pourquoi ? Parce que, dans la maison des Cavs, il y a un certain LeBron James que je n’ai pas toujours porté dans mon cœur au cours des trois saisons précédentes mais qui, cette année, a pris une nouvelle dimension, en étant à la fois altruiste et terriblement efficace.
LeBron a lâché son côté «joueur marketing» qui était déplacé et dérangeant pour devenir simplement un nouveau joueur NBA. Une nouvelle icône du basket américain. Même Jordan l’a «kiffé» pour finir par en parler, alors que jusqu’ici il s’était montré avare en propos élogieux sur le personnage.
Un signe qui ne trompe pas. Jordan en a vu d’autres mais cette fois il avoue que les mises en scène à répétition du jeune prodige sont dignes du best of NBA. Respect donc.
Les Spurs peuvent mener la série 2-0 dimanche soir mais on peut sans doute s’attendre à tout avec King James.
Une finale qui se résume à un affrontement collectif contre un joueur. C’est unique dans l’histoire de la Ligue. Comme le titrait Espn.com «Dynasty Vs King James» car, évidemment, même si San Antonio vaut essentiellement par son trident Parker-Ginobili-Duncan, on ne peut sous-estimer un Finley, un Robert Horry voir un Brent Barry. A l’inverse, Cleveland n’a rien ou très peu à proposer en termes d’associations.
Dans le meilleur des cas, un combo sur certains matches lorsque Gibson ou Gooden voire Larry Hughes décident de jouer dans le sillage de LeBron. L’instant est rare mais lorsqu’il arrive c’est généralement mortel pour l’adversaire. Et à Cleveland tout le monde attend cette association de malfaiteurs pour mettre à mal San Antonio. «WE ARE ALL WITNESSES» se déploie déjà sous la forme d’une gigantesque bannière en lettres majuscules à proximité de la Quicken Loans Arena de Cleveland comme si les fans devaient déjà se figer sur l’événement.
San Antonio paraît tellement intouchable chez lui au AT & T Center que tout le monde se focalise déjà sur les rendez-vous dans l’Ohio.
Voilà pourquoi on se gardera de tout pronostic pour l’instant dans cette finale NBA totalement inattendue entre les Spurs et les Cavaliers. Tout simplement parce que LeBron ne restera pas sur un 4/16 aux tirs lors des prochaines sorties, parce qu’il aura toujours un Good Good Gooden ou un Larry Hughes pour sortir de sa boîte au moment opportun, parce que Gibson est vraiment la révélation de ce playoff 2007, parce que tout l’Ohio piaffe d’impatience depuis 1970 pour vivre enfin sa première finale NBA.
Rien que pour cela, vivement mardi le retour des Cavs chez eux à la maison.
Posted by Armel Le Bescon on June 8, 2007, 11:45 a.m. ET
Tony Parker et Deron Williams ne font pas que jouer l’un contre l’autre
Tony Parker et Deron Williams ne font pas que jouer l’un contre l’autre. Les deux ont dîné ensemble avant le début de la série, tandis que la femme de Williams, Amy, était assise au côté d’Eva Longoria lors du match numéro 2. Sur le terrain le scénario évidemment n’est plus le même. « Nous ne pouvons pas gagner si nous l’arrêtons pas », répétait l’arrière des Jazz. Lors du practice de jeudi à Salt Lake City, les Jazz ont travaillé pour résoudre le problème Parker qui finit par agacer tout le monde avec ses layups de folie.
Comment gagner 50 mille dollars en faisant le guignol sur un match de playoff ? Il suffit d’être choisi lors d’un temps mort pour un jeu sponsorisé par une marque qui offre le pactole à celui qui réussit le money maker, après être passé par la case layup, le lancer-franc et le trois points. C’est arrivé à un fan du Palace d’Auburn Hills à Detroit. Un fan qui a fait le bonheur de Rasheed Wallace qui n’écoutait plus le temps mort de coach Saunders.
Un instant si on parlait vraiment basket, match quoi ! Vous avez vu le travail de Tayshaun Prince sur LeBron James. Pour l’instant King James est réduit au strict minimum syndical dans cette finale à l’Est. Hier soir cependant il y a bien faute de la part de Hamilton sur James mais elle n’est pas sifflée à sept secondes du buzzer, alors que les Cavaliers ont l’occasion de passer devant. James était fou de rage avec cinq points dans la deuxième mi-temps. Mike Brown aussi qui n’a pas mâché ses mots et qui risquent de prendre 50 milles dollars d’amende pour contestation de décision du corps arbitral à l’issue du match. Les Pistons ne sont pas très fringants en attaque dans cette série. Par deux fois, ils sont restés sous la barre des 80 points avec des victoires similaires de trois points (79-76). C’est maigre quand on sort de deux demi-finales avec Phoenix et Golden State où l’on a gratté du papier. Prince, qui a été chargé d’une mission spéciale sur James par son coach, reste lucide. « Si on m’avait dit que je serais à 1/19 aux tirs et que malgré tout nous gagnerions les deux matches, j’aurais été preneur tout de suite. » Cette série démontre surtout que Prince est un élément d’attaque indispensable aux systèmes de Detroit. Sans lui en phase offensive, les Pistons n’ont plus aucune marge de manœuvre pour s’imposer.
Les arbitres peuvent-ils être sanctionnés ? Le cas Joey Crawford est révélateur du malaise ambiant de l’arbitrage. Officiellement, c’est rare que la Ligue intervienne pour déjuger ses arbitres. Elle l’a fait pour Crawford car il s’est adressé à Tim Duncan une top star du circuit NBA. Dans le cas de la faute de Hamilton sur James, ce sera plus subtil. La ligue va revoir les images et si elle juge qu’il y avait bien faute, les trois officiels que sont Jimmy Clark, Bernie Fryer et Mark Wunderlich regarderont la suite du playoff à la télé tout simplement.
Charles Barkley est à Detroit. Pour voir les Tigers en baseball mais surtout pour juger l’évolution de LeBron James. Quand on lui demande quelle est la plus grande star de la Ligue, il répond : « Pour l’instant, je pense que Dwayne est meilleur joueur que LeBron. Ce sont deux icônes commerciales de la Ligue et deux joueurs terribles. Mais il me semble que, même dans le domaine commercial, Dwyane dépasse LeBron car il a déjà gagné une bague de Champion. » Barkley sait de quoi il cause en parlant pub et marketing. Il partage depuis le début de la saison l’écran – et les billets verts - avec Wade pour la téléphonie mobile avec des spots hilarants. L’un de ces spots met en scène Barkley au temps de sa splendeur à Phoenix avec un short old-school que Wade juge « sexy », tout en suçant une Chupa Chups assis sur un canapé. Le duo Sir Charles-Wade et ses répliques cinglantes cartonne à la TV américaine.
AK 47 (Andreï Kirilenko) a les cheveux rebelles grâce au gel «American Crew». Avant chaque match dans son vestiaire, le Russe passe une bonne minute devant le miroir en s’appliquant le gel qui décoiffe. Une pâte qu’utilise les flèches en or de Golden que sont Matt Barnes et Andris Biedrins, coiffés eux aussi comme des petits minets. Quand AK 47 parle de « confiance retrouvée à titre personnel » les reporters lorgnent sur la dizaine de piques qui se dressent sur sa tête comme des épées de Damoclès. Gaffe Kiri, les Spurs vont te trancher la tête.
Posted by Armel Le Bescon on May 30, 2007, 11:55 a.m. ET
San Antonio et Detroit ramassent les suffrages
A quelques heures d’engager les hostilités dans les finales de Conference je me suis lancé dans les pronostics auprès de mes confrères de la presse américaine qui étaient présents à San Antonio pour le match numéro 1 de la finale de Conférence entre les Spurs et les Jazz.
Quelle déception ! Pas un seul n’a joué le ticket Utah-Cleveland en final à partir du 7 juin prochain.
Tous à l’exception de Ian Thomsen de Sports Illustrated expédient les deux affaires en six matchs pour San Antonio à l’Ouest et Detroit côté Est. L’exception vient de Ian qui n’a pas envie de traîner à l’Est et qui renvoie à la maison King James dès le match numéro 5.
Déduction faite, ils veulent tous un remake de la finale 2005 qui avait couronné les Spurs au bout du suspens pour la troisième fois (4-3) avec moult rebondissements au match cinq bouclé après une prolongation. C’est vrai qu’il y avait eu du jeu entre les deux.
Pour mes confrères, que ce soit Cleveland ou Utah on joue avec ces deux-là dans une excellente promotion, avec des élèves surdoués à l’image de LeBron James mais un peu jeune encore pour donner la leçon aux vieux briscards que sont les Spurs et les Pistons.
Ils n’ont pas tort. Tout compte fait je vais me ranger de leur avis même si Detroit comme San Antonio ne sont pas mes premiers spots favoris pour poser mes bagages quand je débarque aux Etats Unis. On est d’abord là pour du basket. Et question basket San Antonio comme Detroit ont toujours une dose supplémentaire d’arguments.
- Michael Wilbon (ABC et Washington Post) : San Antonio en 6 ; Detroit en 6
- Marc Stein (Espn) : San Antonio en 6 ; Detroit en 6
- Johnny Ludden (San Antonio Express News) : San Antonio en 6 ; Detroit en 6
- Ian Thomsen (Sports Illustrated) : San Antonio en 6 ; Detroit en 5
- David Aldridge (TNT) : San Antonio en 6 ; Detroit en 6
- Jack McCallum (Sports Illustrated) : San Antonio en 6 ; Detroit en 6
Posted by Armel Le Bescon on May 21, 2007, 9:55 a.m. ET
Déconnexion d’un milieu, Connexion chez les Français
L’heure des comptes n’a pas encore sonné, on y arrive très vite quand même. En cas d’échec final, les Suns regarderont alors le scénario catastrophe de cette ½ finale avec l’effet rétro du passé lorsque Joe Johnson avait été sérieusement blessé en finale de Conférence en 2005 contre ces mêmes Spurs. Inévitablement, implacablement, les Suns peuvent en déduire qu’ils portent la poisse en playoff.
La décision de la NBA d’exclure Boris Diaw et Amaré Stoudemire pour un match est déjà lourde de conséquence au sortir du match numéro 5. Le fameux match pivot d’une série qu’il est recommandé de gagner pour mettre la pression sur l’équipe adverse. Phoenix l’a perdu hier soir dans une ambiance d’agora où les fans étaient non seulement hostiles aux Spurs mais aussi à la Ligue avec des slogans en rafale peu aimables à l’encontre de David Stern et Stu Jackson.
Le Commissionnaire de la NBA avait d’ailleurs annulé son déplacement à Phoenix en dernière minute sur les conseils de Jackson. Caricaturé, tancé, décrié, Stern est soupçonné de complaisance et de partialité avec San Antonio lorsque Bruce Bowen et Tim Duncan ne sont pas sanctionnés lors des matchs précédents.
Mais plus encore cette règle numéro 12 de l’article C. du règlement qui stipule que «Le joueur qui quitte l’espace du banc pendant une bagarre sera suspendu pour un match avec une amende pouvant atteindre 35 milles dollars» a été vécue comme une injustice profonde bien au-delà de cette équipe. Les Suns ont argumenté qu’ils n’avaient pas provoqué l’anti-jeu qui a déclenché le mouvement général autour de leur banc après la faute de Robert Horry sur Steve Nash. Une subtilité que la Ligue n’a pas cherché à comprendre et analysée, elle a appliqué le règlement d’une manière stricte, aussi brutale que le choc survenu à Nash !
Cela ne passe pas. On ne peut pas appliquer le même règlement à la bagarre générale déclenchée par Ron Artest entre Pacers et Pistons en 2004 ou celle plus récente au Garden en décembre dernier entre les Knicks et les Denver Nuggets. Le propriétaire des Suns, Robert Sarver est monté au créneau et le règlement sera mis à plat à la rentrée prochaine. Cette règle a été mise en place pour éviter toute escalade ce qui est légitime. Néanmoins entre un Boris Diaw qui fait trois pas pour aller protéger son Franchise player et un Ron Artest qui va dans les tribunes du Palace d’Auburn Hills pour en découdre avec des fans il y a deux poids, deux mesures, que la Ligue va devoir corriger la saison prochaine.
Les Suns a court de rotation ont déjà payé la note sur le match cinq. Lorsque je suis allé dans le vestiaire des Phoenix Suns, il régnait une drôle d’ambiance. Morne avec peu de monde. Le match des Nets contre les Cavaliers défilait sur l’écran plat où d’habitude on passe le dernier match de la série entre les deux protagonistes ! Là il était inutile d’en rajouter.
Dans le vestiaire de Boris derrière son fauteuil, posée à plat à côté de ses baskets une lettre de Stu Jackson lui indiquant sa suspension avec le motif. Et une formule à la fin : «Si tu as besoin de plus amples informations, n’hésite pas à m’appeler personnellement». Boris ne va prendre aucun contact.
Il a vécu le match chez lui entouré de Martin son frère et d’une dizaine d’amis qui habitent sa maison actuellement.
Il y avait de la solidarité dans le clan français autour de Boris. Avant de me rendre à la salle, j’ai eu au téléphone Mike Piétrus à Golden State qui était vraiment peiné pour lui. Même T. P. qui la veille avait dîné avec Boris aurait préféré qu’il puisse jouer le match.
Joakim Noah qui vivait pour la première fois un match de playoff en live en dehors du Madison Square Garden a eu immédiatement une pensée pour Boris sans que je le lui demande «Boris doit être triste ce soir». Boris me l’a confirmé tout à l’heure au practice avant de prendre l’avion pour San Antonio. C’était un moment difficile à vivre pour lui avec le sentiment quelque part d’abandonner son équipe à l’instant crucial de la série.
Joakim Noah avait tout compris même s’il me disait aussi que «La vie est belle, toujours très belle». Et le sourire angélique qui va avec. Il travaille actuellement sur le camp de Joe Abunassar à Carson en Californie avec Corey Brewer son partenaire de Florida. Du sérieux car cette base d’entraînement est celle de Kevin Garnett, Baron Davis, Chauncey Billups chaque été.
Mais Joakim m’a surtout révélé qu’il allait obtenir la nationalité française d’ici quelques semaines «Au moment où je retourne à New York pour la draft, je passe à l’Ambassade pour signer quelques papiers et c’est bon j’aurais le passeport français».
Quand je lui ai demandé s’il pensait intégrer l’équipe de France dès cet été, il m’a répondu «Chaque chose en son temps. La prépa à la draft, ensuite la draft et après on verra la suite».
Toute cette connexion est parfaite dans le camp Français. Joakim avait téléphoné à T. P. avant le match.
Seul Boris était resté à l’écart ce soir-là. Par la faute d’un règlement. Pas de passeport pour le game 5. Noah lui va enfin recevoir le sien. Un passeport Français attendu comme un sésame pour se projeter chez les Bleus. Désormais c’est une certitude, Noah est bien Français.
Posted by Armel Le Bescon on May 17, 2007, 2:20 p.m. ET
Des sourires et des hommes
Dimanche la fête des mères aux Etats-Unis est venu rappeler à beaucoup qu’il n’y avait pas que le basket dans la vie. A Chicago comme à Oakland un parfum d’Amour planait dans ce monde de brutes. C’est avec pudeur mais aussi enthousiasme que les joueurs feront passer le message à leur maman. J’ai débuté ma journée par un excellent papier dans le New York Times où Boris Diaw parlait magnifiquement de Elizabeth Riffiod sa Mom comme on dit ici.
Boris évoque «une vie de sacrifice» en tant que joueuse mais aussi en tant que mère quand il se souvient de son enfance auprès d’elle. Beaucoup de joueurs NBA partage d’ailleurs le même sentiment que lui quand il parle de leurs familles.
T. P. lui-même me le rappelait il y a quelques années quand il ne jouait pas encore dans la ligue américaine. Il s’occupait de ses deux petits frères, T. J. et Pierre parce que sa maman travaillait encore très tard le soir. Boris a été élevé avec son frère aîné Martin sans le père à leurs côtés. Il en a gardé cependant grâce à Elizabeth les bases d’une éducation à la fois solide et juste mais aussi cadrée sans sectarisme. Il a suivi par exemple une école parallèle au système classique qui laissait une certaine liberté de travail aux élèves. C’était plus une méthode qu’une école du reste. Tout cela a forgé chez lui un caractère particulier.
Mais Boris c’est d’abord la politesse et le respect. Et puis il y a le sourire, le contact qui fait de lui un Sportmanship player permanent dans cette ligue.
Battu samedi soir par San Antonio il pouvait être frustré par son match. Et même s’il l’était, il trouvera encore les mots les plus justes pour reparler d’un scénario catastrophe sans montrer un quelconque agacement.
Il ira retrouver sur le terrain alors que les lumières ont été éteintes depuis un moment deux invités qui étaient venus de Paris. Boris leur avait offert les places et il restera un instant à partager avec eux un peu de tout, alors que le bus des Phoenix Suns l’attendait. Boris a beaucoup de cœur et même s’il était triste d’avoir perdu, il souhaitait aussi passer à autre chose.
C’est dans ces moments-là, difficiles pour un joueur professionnel qu’on reconnaît les sentiments et la force des Champions.
Derek Fisher en fait partie. Le playoff lui a permis de relever la tête dans un moment extrêmement douloureux. Dans cette série face à Golden State, il a appris que sa petite fille Tatum âgée de 10 mois était atteinte d’une tumeur cancéreuse. Il a retrouvé progressivement le groupe pour jouer un match plein à Oakland hier soir.
L’arrière des Utah Jazz a demandé lui-même à jouer selon son coach Jerry Sloan «Il voulait simplement jouer. Il était enthousiaste à l’idée d’y être, comme si ça lui faisait du bien de se concentrer sur autre chose». Le jeu en playoff est devenu une sorte de soupape de décompression pour Derek qui pendant deux ans à porter le maillot de Golden.
Avant comme après le match, il parle d’ailleurs beaucoup à la presse et évoque facilement le sujet concernant Tatum. Lui aussi en a profité pour envoyer un message TV à l’occasion de la Fête des Mères. Rassuré sur la procédure de traitement de sa petite fille qui est soigné à N-Y par un professeur Français, le Docteur Pierre Gobin, le joueur des Jazz respire enfin sur un terrain de basket.
C’est très fort émotionnellement. On comprend un peu mieux pourquoi il y a trois bagues de Champion et désormais plus de 120 matchs de playoff chez cet homme là. Fisher a du cœur, du cran mais aussi beaucoup de lucidité. Lorsque Jason Richardson a attaqué «à mains armées» le Turc Mehmet Okur c’est Fisher qui est allé vers l’ailier des Warriors pour lui expliquer qu’il avait effectué un geste inutile mais surtout dangereux.
La ligue américaine regorge sûrement de garçons de bonne volonté comme Boris et Derek Fisher.
Le problème c’est qu’on focalise plus facilement sur les bad boys où les All Stars qui ont soit une mauvaise histoire à nous raconter où parce que tout simplement il est impératif de décrocher quelques mots à une star. C’est le milieu qui veut cela.
Le joueur beau, riche, célèbre et All Star mais totalement idiot fera toujours plus recette que le joueur lambda qui complète le roster. Il a fallu que Derek Fisher passe l’épisode d’un épouvantable drame familial pour qu’on découvre le personnage qui était resté dans l’ombre de Shaquille O’Neal et Kobe Bryant à Los Angeles pendant huit ans ! Fisher n’a sûrement pas changé du jour au lendemain.
Quelle est la différence entre le Derek Fisher qui met un «clutch play » à trois dixièmes de la fin face à San Antonio au SBC Center en 2004 et celui qui joue dans la ligne arrière des Utah Jazz en 2007 ? A part quelques rides et le drame qu’on connaît.
Fisher comme Boris n’a aucune raison de devenir antipathique et exécrable du jour au lendemain.
Ce genre de phénomène moins fréquentable existe pourtant bien en NBA. Ben Wallace par exemple arrivé en retard à la salle lors d’un match contre Detroit pour cause paraît-il de circulation n’a pas voulu présenter ses excuses à ses partenaires et à son coach ! Ce dernier n’a pas souhaité le forcer dans cette démarche. Pourquoi ? «Il faut que ça vienne du fond du cœur sinon ce n’est pas la peine » a conclu Scott Skiles. Du cœur, des sourires et des hommes tout cela n’est pas toujours compatible à l’échelle de la NBA.
Pour cette raison un Boris comme un Derek Fisher ça reste tellement rafraîchissant.
Posted by Armel Le Bescon on May 15, 2007, 9:20 a.m. ET
Stoudemire joue l’intox
C’est la première grosse polémique du playoff. Stoudemire a balancé sur San Antonio en mettant en cause le jeu de Bruce Bowen et celui de Manu Ginobili après le match numéro 2 de la série qui faut-il le rappeler a permis aux Suns de l’emporter sur un écart au final (101-81) ?
Ce n’est pas la première fois que San Antonio est accusé da la sorte à travers notamment Bruce Bowen réputé comme étant un excellent défenseur mais également un joueur pas toujours très correct. Sauf que le Bruce en question n’est plus le tonton flingueur des titres NBA de 2003 et 2005 puisqu’il s’est mué en papy fait de la résistance avec le 14 juin prochain 36 bougies sur le cookie. Si le joueur ne fait pas son âge, l’homme en tire à chaque sortie les bénéfices par un jeu savamment dosé et orchestré. Bowen vient de boucler sa onzième saison NBA.
Phil Jackson le coach des Lakers l’ a bien descendu cette saison sur le même registre en notant que pour compenser ses retards en défense, Bruce commettait des fautes vicieuses bien avant. Pas faux il suffit de regarder Bowen en live dans le jeu sans ballon. Mais c’est là aussi la force de ce joueur qui n’est plus aussi rapide pour venir défendre mais qui peut compenser cette lacune grâce à son expérience.
Bowen retourne au charbon ce week-end au AT & T Center avec tout juste 100 matches de playoffs dans les pattes. Loin devant Stoudemire qui reste encore un bébé dans l’exercice du playoff avec seulement 28 matches au compteur.
Les Suns n’aiment pas qu’on les chahute. Ils ne sont pas habitués à ce genre de jeu, facile qu’ils sont lorsqu’ils ont la maîtrise du rebond par exemple pour lancer leur contre-attaque. Mais avec San Antonio l’attaque des Suns aussi brillante soit-elle encore, joue logiquement un ton en dessous. Comme celle de Denver au premier Tour.
Ce qui me gêne le plus dans les propos de Stoudemire c’est qu’il revienne sur des matchs qui se sont joués le 8 novembre dernier, ainsi que le 1er février et le 5 avril et où Phoenix a subi deux échecs pour une victoire dans l’Arizona. Il revient sur le jeu dur de Ginobili qui selon lui n’est rien d’autre qu’un «Joueur dangereux. A chaque fois il a tenté de me faire mal au genou».
On peut comprendre la hantise de Stoudemire qui ne veut pas de nouveau se blesser à un genou qui lui a coûté une saison entière de repos forcé. Par contre regarder ainsi dans le rétro alors que nous sommes au cœur d’un playoff excitant avec une demi-finale de rêve entre Phoenix et San Antonio n’apporte rien au crédit du joueur. Stoudemire n’a pas évoqué le cas Ginobili avant cette série ! Alors pourquoi maintenant ?
Mike D’Antoni n’a pas voulu polémiquer plus loin en disant qu’il faisait confiance à la Ligue pour voir si les joueurs étaient dans l’excès ou pas.
Même son de cloche chez Shawn Marion qui plus malicieusement a déclaré «Des propos qui font partie des playoffs. Tout le monde joue à l’énergie pour rester en vie». Amaré est encore un jeunot sur le circuit (24 ans) mais son apparition dans la meilleure équipe de la Ligue au côté de Duncan, Nowitzki, Nash et Kobe lui permet aussi de l’ouvrir plus haut et plus fort que certains autres.
Il a déjà un vrai statut de All Star et tient à se faire respecter en tant que tel aussi.
C’est bien essayé avant de débarquer dans le Texas mais pas sûr que les arbitres se laissent influencer par ce genre de propos.
Depuis aussi longtemps que les playoffs existent, il y a toujours eu de l’intox de la part des coachs comme des joueurs voir des big boss à l’instar de Mark Cuban lors des deux dernières saisons.
Même Amaré au moment de conclure cette polémique a dit qu’il ne cherchait pas la suspension de Bowen mais simplement qu’il souhaitait «qu’il joue proprement avec ses qualités physiques et rien de plus». Un vœu qui aura peu d’écho chez les Spurs car Gregg Popovich le coach est reparti glacé de l’Arizona en concédant plus de 100 points sur ce match à débat avec un différentiel de 20 points qui fait tâche. «Je pensais que nous étions l’équipe défensive par excellence dans ces playoffs. Mais Phoenix nous a fait passer pour des novices».
Bowen et Ginobili ont eu le même écho que nous de la part de coach Popovich. Le mot «novice» n’a pas dû leur plaire.
Reste à trouver un juste milieu pour que Stoudemire et Steve Nash ne soient pas victimes d’un traitement de faveur de la part des novices Texans.
Le jeu est engagé avec une pression permanente sur les deux équipes c’est ce qui rend cette série à la fois consistante et passionnante. Les propos de Amaré un joueur terriblement fort mérite simplement d’être corrigé par l’enjeu.
Ce sera la note finale du match 3 de notre week-end qui s’annonce passionnant.
Posted by Armel Le Bescon on May 11, 2007, 1:40 p.m. ET
Sans Dallas et Miami, le playoff reste en ébullition !
Nowitzki est en vacances. Comme Shaquille O’Neal, Dwyane Wade, Pat Riley, Kobe Bryant, Phil Jackson, Allen Iverson, Carmelo Anthony. Du beau monde à la plage. Pourtant la NBA continue de tourner, même si elle a perdu ses deux finalistes de la saison précédente.
L’histoire est aussi rare que surprenante puisque l’on doit remonter à 1957, si l’on en croit la chaîne TNT, pour retrouver trace de telles absences au second tour. Mais le business continue. Parce que Miami ou pas en ½ finale de Conférence, parce que Dallas ou pas au second tour ne représentent qu’un micro phénomène à l’échelle d’un playoff américain.
Les télés n’ont pas pleuré très longtemps sur la perte des Mavericks, la tête de série numéro 1 à l’Ouest et meilleure équipe de la saison régulière en termes de victoires (67 matches gagnés). Ces mêmes médias ne se sont pas attardés non plus sur la contre-performance du Heat de Shaquille O’Neal et Dwyane Wade. Le rythme et les cadences infernales du playoff ne le permettent pas. Combien de championnats dans le monde, toutes compétitions confondues, pourraient se permettre de perdre ainsi deux têtes de série sans que l’équilibre et le fondement même de ses principes ne soient remis en cause ?
Lors de la finale de la Ligue des Champions de football en 2004 Porto-Monaco après que ce dernier ait éliminé Chelsea, on avait baissé d’un ton sur le vieux continent à la présentation de cette finale qui n’avait évidemment pas l’attrait d’un Milan-Liverpool ou d’un Manchester-Real Madrid. L’Europe du foot a revu sa formule pour aboutir à un court brassage de poules, avant la décapitation à partir des huitièmes qui a un peu le goût de l’Amérique en termes de business surtout.
Que réserve maintenant la suite du playoff NBA ? La perte de Cleveland et de son étoile montante, LeBron James ! L’élimination de Phoenix la meilleure attaque de la ligue ou bien la chute de Detroit et la remise en cause totale d’un cinq usé par des campagnes incessantes de playoffs depuis cinq ans ! Peu importe vous diront les Américains. La NBA a survécu à la mise au placard de Boston comme à la mauvaise mine des Lakers depuis 2002.
J’ai entendu dire en France que l’élimination de Dallas, meilleure équipe après 82 matches de saison régulière, n’était pas une bonne chose pour le basket américain.
Je m’oppose totalement à cette affirmation. A cela deux raisons. Si Dallas a dominé très largement la saison régulière, les Mavericks n’avaient pas le meilleur jeu de la Ligue. Ce jeu, propre aux Phoenix Suns ou à San Antonio à l’Ouest mais aussi à Detroit à l’Est, est toujours mis en exergue dans les temps forts d’une saison alors que le reste, tout le reste est dilué dans un calendrier démentiel de 82 matches. Beaucoup de joueurs d’ailleurs s’opposent à une saison aussi longue.
Certains matches mais plus encore certaines séries confisquées par quelques équipes ne sont que le diktat d’un moment donné. La deuxième raison relève du domaine marketing. Dallas a pour franchise player un Européen, Dirk Nowitzki. Je ne vois pas très bien en quoi ce joueur, même s’il est désigné MVP de la saison, peut être considéré comme le baromètre du basket nord-américain.
Kobe Bryant, Steve Nash, pour ne citer que ceux-là, sont bien au-dessus de Dirk Nowitzki car un franchise player ne peut se réduire à la dimension points, rebonds, passes décisives.
Il y a un an, à Miami, juste avant le match numéro 3 des finales, j’avais eu une discussion avec des journalistes européens qui trouvaient injustes que l’Allemand n’ait pas obtenu le titre de MVP à la place du Canadien Steve Nash. Je défendais Nash ardemment en alourdissant le plateau avec Kobe Bryant qui, cette année, a été pour moi encore une nouvelle fois exceptionnelle.
La fin des Finales NBA consommée, on sait ce qu’il était advenu de Nowitzki. Comme il y a quelques jours à Oakland lors du match décisif où il a été incapable de porter son équipe face au numéro 8 de la Conférence !
Les échecs répétés de Nowitzki en playoffs ne sont pas un handicap pour le basket américain mais d’abord pour lui-même en tant que joueur leader et surtout pour Dallas qui a construit son équipe autour de ce joueur européen.
Je comprends l’amertume de certains en Europe mais Nowitzki ne fait pas rêver aux Etats-Unis. L’Allemand est un joueur dimensionnel mais pas multi dimensionnel comme peuvent l’être Kobe, Nash, Baron Davis, Wade, LeBron James, Iverson, etc…
Que Dallas et Nowitzki se fassent sortir au premier tour est navrant et affligeant pour les fans texans mais un épisode de la vie normale du basket américain qui a un choix diversifié de stars et d’équipes, qui vont bien au-delà de Dallas et de son joueur numéro un. Si le clivage joueurs américains-joueurs internationaux a disparu depuis cinq-six saisons, personne n’a été dupe et tout le monde a bien signalé que c’est Baron Davis qui avait été leader chez les Warriors pour abattre Nowitzki.
Ainsi subtilement démontré c’est bien le basket américain qui a abattu celui prôné par l’Allemand Nowitzki.
A contrario, je trouve toujours plus grave pour le basket américain mais aussi mondial lorsque l’équipe des Etats-Unis se fait sortir prématurément de la compétition comme au Mondial d’Indianapolis en 2002. L’échec renouvelé en ½ finale dans le même type de compétition au Japon en 2006 permet de relativiser, si on considère que l’équipe américaine est en chantier pour les Jeux de Pékin, avec une base très jeune issue de la draft 2003 (James, Anthony, Wade, Bosh). L’équipe américaine fait toujours rêver à travers la planète et ses plantages répétés, aux Jeux comme lors des Mondiaux, peuvent être un indicateur de tendance autrement plus significatif.
Je m’en inquiète toujours à l’échelle internationale. Mais je reste persuadé que l’attrait du playoff 2007 est toujours considérable, en dépit du retour à la maison prématuré de Nowitzki dont on ne sait où (sur un tarmac d’aéroport avant un vol pour Francfort) et qui, s’il doit être élu MVP, lui remettra son trophée.
Pour les inquiets et les sceptiques de l’état de santé du basket américain, soyez rassurés, la NBA survit à toutes les épreuves.
Posted by Armel Le Bescon on May 7, 2007, 10:40 a.m. ET
Une histoire de génération
Il n’est pas certain du tout que l’on revoit un jour Alonzo Mourning sur un terrain de basket. Zo a pris une claque, comme tout le monde à Miami, en étant sorti au premier tour du playoff sur un sévère 4-0 infligé par Chicago. Fatigué, cassé, usé, lessivé, Zo a plus de 37 ans, n’a plus envie d’aller à la salle chaque matin comme il l’a fait depuis quinze ans pour rester au plus haut niveau.
La jeunesse des Chicago Bulls à travers des talents comme Luol Deng, Ben Gordon l’a sans aucun doute poussé un peu plus vers la sortie. «Je vais réfléchir. Mais je veux profiter de mes vacances d’été. Pour cette raison, je ne ferais pas traîner les choses. Je prendrais très vite ma décision» a-t-il dit après l’élimination du Heat.
Le site du Miami Heat (www.heat.com) a bien saisi l’instant. On y voit Zo, tête basse, le dos tourné, le bras droit levé, tel un gladiateur déchu qui s’en est allé avec cette phrase sibylline : «Thank you Heat fans».
Zo a peu joué durant ce playoff. Tout juste quatorze minutes par match. Trois contres en quatre sorties ! Un régime pain-sec pour un boulimique de l’exercice aux blocks dont il s’était fait une spécialité. Zo prenait autant de plaisir à contrer qu’à mettre des dunks. Chaque bâche lui permettait d’extérioriser toute la haine qu’il avait ingurgitée avant d’aller au combat. Zo n’a jamais été un tendre. Ni un type sympathique. Éternel second du Shaq, dès la draft de 1992, il a longtemps traîné une étiquette de « loser » mais aussi de mauvais garçon dans cette ligue. Et puis au tout début des années 2000 tout a basculé avec sa transplantation d’un rein. Mourning était loin, très loin d’un match de basket à ce moment-là de sa vie. La maladie l’a rendu plus humain. L’image du colosse était en train de tomber.
Mourning s’est reconstruit une nouvelle image, avec un nouveau corps pour un dernier défi. La bague gagnée avec Miami en 2006 en était alors que plus belle. J’ai le souvenir de l’avoir vu longuement savourer sans excès, avec pudeur et toujours dans le respect de l’adversaire, sa victoire dans le vestiaire à Dallas. C’était en juin dernier après l’ultime match numéro six de la finale. Depuis quelques saisons, Zo était devenu comme on dit dans notre jargon «Un bon client» pour la presse. Un sage également. Il était souvent un des derniers à quitter l’arrière-cuisine comme s’il prenait du plaisir à se raconter. On avait le droit toujours à une anecdote et à une référence basket. Zo c’est tout de même 813 matches de saison régulière et 95 matches de playoffs, même s’il n’a pas toujours été dans les franchises les mieux exposées de la ligue (Charlotte, Miami, New Jersey, Toronto). Le bonhomme a bien vécu. Sa sortie prématurée me laisse un peu nostalgique. Mourning a fait le tour du globe au propre comme au figuré. Tout le monde se souvient de la bagarre qui avait éclaté entre les Knicks et le Heat avec un Jeff Van Gundy qui s’accrochait comme un roquet à la jambe de Zo pour qu’il n’aille pas mordre et taillés en pièces quelques petites frappes du camp new-yorkais. C’était cela aussi Mourning, un joueur entier. Un Borsalino and Co sans le chapeau mais avec des points taillés comme deux boules de cuir. Je pense d’ailleurs que Mourning aurait été un fabuleux boxeur. Un poid-lourd moderne avec un jab et un jeu de jambes ultra- rapide. Un dur à cuire car Zo n’a jamais été le genre de joueurs à grimacer. Il n’aimait pas qu’on le plaigne. Au vestiaire, les pieds dans une bassine de glace avec deux pains aussi froid sur les genoux, le vieux récupérait. Zo jouait «Gladiator» chaque soir sous les lampions de la NBA. On le regardait comme on admire Apollon dans un musée. Après on pouvait tendre les micros.
Je crois bien que cette séquence est révolue. L’heure de la dernière séance est passée. Mais pour Zo, je crains fort qu’il n’y ait plus de retour possible. La jeunesse incarnée par Wade dans son propre camp comme celle des Chicago Bulls, vous donne un coup de vieux parfois, qu’il est préférable de ne plus insister.
Zo a sûrement compris.
Posted by Armel Le Bescon on April 30, 2007, 2:40 p.m. ET
Amendes douces
Le meneur des Chicago Bulls, Kirk Hinrich a été le premier a inauguré la liste des joueurs mis à l’amende dans ce playoff. Il a pris le tarif normal 25.000 dollars. Motif ? Jet de son protège- dents sur les fans du United Center. L’histoire ne dit pas si Hinrich a une dent contre les fans mais Coach Skiles a enfoncé un peu plus son joueur en lui indiquant qu’il méritait l’expulsion. Pat Riley de la maison d’en face l’a suivi dans le commentaire. Le but de la manœuvre est bien connu, il faut moraliser le business. Et ça commence par la tenue et le vocabulaire des joueurs sur le terrain.
Hinrich n’a pourtant rien d’un voyou mais c’est justement pour cela que Scott Skiles a tenu à recadrer illico son meneur. Avec l’appui de Riley c’est une bonne leçon pour l’ex-star de Kansas. Sauf qu’il y a deux poids, deux mesures, quand on sait que le Shaq a carrément dépassé les bornes avec Eddie Rush sans recevoir la moindre amende. Rush n’est pourtant pas un novice, il a vingt saisons de circuit derrière lui. Rien ne lui interdisait d’aligner le Shaq qui n’aurait pas porté plainte sur le coup.
Peut-on soupçonner les arbitres de baisser le ton depuis l’épisode Joe Crawford, suspendu de toutes fonctions dans la ligue par David Stern, après avoir joué abusivement de son autorité à l’encontre de Duncan ? Je ne pense pas car dans le même temps à Dallas, les Warriors ont eu deux de leurs cadors qui ont été priés de rejoindre le vestiaire avant tout le monde. Baron Davis dans le troisième quart-temps et l’intenable Stephen Jackson dans le dernier quart avaient fini par soûler le trio d’arbitres. Là encore c’est coach Don Nelson qui est intervenu pour tempérer l’affaire et surtout expliquer que ses deux joueurs étaient complètement fautifs !
Pourquoi ? «Cela n’a aucun sens pour moi quand on sait que toute l’équipe a travaillé très dur pour parvenir en playoffs et que soudainement parce qu’on ne sait pas contrôler ses émotions, les expulsions font que certains ne finissent pas le match».
Don Nelson a été encore plus loin, il aurait exigé que Baron Davis et Stephen Jackson prennent une amende par la franchise de Golden State elle-même. Scott Skiles et Don Nelson se sont engagés dans un même combat, celui du jeu propre. C’est tout à leur honneur. Est-ce que ça va suffire à calmer les esprits surtout dans la série Dallas-Golden State ? On peut le penser, mais l’ambiance sera électrique à Oakland où 20.000 fans sont briefés depuis treize ans qu’ils attendent un playoff.
Si Baron Davis jouit de circonstances atténuantes avec son statut de All Star, beaucoup n’ont pas eu les mêmes excuses avec Stephen Jackson.
Stephen a une réputation sulfureuse depuis l’histoire du Palace d’Auburn Hills. Dans l’ Indiana, l’affaire ne s’est pas atténuée. Tout juste sorti du playoff, il se retrouvera dans un prétoire. Pourtant l’ancien Champion NBA avec San Antonio en 2003 n’est pas un mauvais bougre. J’ai eu l’occasion de le rencontrer chez les Spurs à ses débuts avec T. P.
J’ai même un souvenir très précis lorsque après avoir battu Washington au SBC Center, Stephen avait rejoint le vestiaire des Wizards pour signer son album de photos dédié tout entier à la Star des Chicago Bulls. Stephen adorait Michael Jordan et ce soir de décembre 2002 était un moment de rêve pour lui. Cette collection de photos de Michael remontait à son enfance. On imagine les difficultés qui avaient été les siennes à l’époque pour obtenir de tels clichés et pour les garder en parfait état, alors qu’il vivait au milieu des gangs sans toits ni lois. Voir ainsi Stephen Jackson avec son album d’enfant me semblait complètement anachronique.
L’album est refermé. Stephen a ajouté quelques photos à sa collection personnelle, pas toujours l’image d’un joueur nickel. Dommage car comme me l’a confirmé son sponsor adidas, c’est un joueur très attachant. Il était venu en France en juin 2005 avec Antoine Walker et il s’était montré très généreux et disponible lors d’un clinic avec des enfants notamment à Nanterre. Et puis au final si on demande encore aujourd’hui à ceux qui avaient préparé ce week-end, des deux stars NBA, avec lequel ils fonçaient pour passer une soirée, la réponse reste, Stephen Jackson.
Don Nelson lui aussi a besoin de Stephen Jackson pour passer des bonnes soirées. Basket évidemment.
Posted by Armel Le Bescon on April 27, 2007, 12:00 p.m. ET
Premières Surprises
Les Américains malades fous de basket sont des petits veinards. Après la March Madness, le playoff NBA vient d’envahir leurs écrans pour quelques semaines de prolongation avec l’apothéose d’une finale. Depuis samedi, les images ont eu le temps de voyager et après coup à la lecture des box scores on se dit qu’on aurait bien aimé pour une fois se taper un week-end Texan. Etre ainsi à Dallas où à San Antonio pour vivre en life les improbables mais quantifiables victoires de Golden State et Denver lors du premier match. Carmelo Anthony le renégat de la Ligue toujours à contre-pied du milieu a bien résumé le nouvel état d’esprit des Nuggets «Il y a deux ans nous étions simplement heureux d’être en playoffs. Désormais on ne se contente plus uniquement de cela. Nous savons que nous sommes une bonne équipe et si nous jouons bien nous pouvons défier les meilleures».
George Karl a dû apprécier le discours de ses deux joueurs leaders qui vont devoir néanmoins assurer d’autres stops défensifs dans une série qui pourrait s’éterniser. Mais rien n’est acquis pour la bande à Iverson, car lors du playoff 2005, Denver après avoir enlevé le premier match chez les Spurs avait été sévèrement corrigés au final (4-1). Melo Anthony nous dit avoir retenu la leçon. On verra.
Entre Dallas et Golden State qui est une sorte de mise au point entre Dieu le Père (Don Nelson) et le fils prodigue (Avery Johnson), on ne devrait pas écourter nos soirées basket non plus.
Don Nelson avoue s’être bien marré lorsqu’il avait appris que Avery Johnson avait décidé de modifier son plan de bataille. Coach Johnson avait décidé de brouiller les pistes en plaçant Dirk Nowitzki au poste de pivot ce qui lui permettait d’injecter Devean George sur l’ aile pour donner plus de rapidité à son équipe et répondre ainsi au small lineup des Warriors qui n’ont pas un joueur majeur à plus de 2,05 mètres.
Perdu ! Les Warriors ont été intenables dans les premiers et troisième quart-temps avec Monsieur Le Baron auteur de 19 de ses 33 points pendant la troisième période notamment.
Don Nelson a gagné la première bataille stratégique et renvoyé Avery Johnson et son équipe en salle d’attente car Dallas souffre d’un véritable complexe face à Golden State après ses six défaites consécutives dont quatre sous l’ère du vieux Lion. «La pression est sur nous maintenant» avouait Nowitzki apparemment toujours pas guéri de son playoff 2006 où son manque de leadership avait été fatal aux Mavericks. L’Allemand a tout intérêt à ne pas s’étendre sur le canapé.
La carte postale Texane n’a rien d’un cliché. Il ne faisait pas bon recevoir ce week-end. Toronto s’est fait punir chez lui par New Jersey qui avait noyé le poisson en adoptant les mêmes couleurs que les fans du Air Canada Center. Les Raptors chez eux passaient ainsi pour des intrus comme s’ils jouaient contre vingt milles personnes ! «C’était très drôle » avouait Vince Carter qui prend toujours un malin plaisir à torturer son ancienne franchise.
Depuis que Miami a instauré cette tendance lors du playoff 2004 avec sa «Black Zone» suivie de la «Red Zone» puis l’an passé de la «White Zone» les Franchises se sont passé le mot et ont pris des couleurs. Cette année Phoenix adopte «l’Orange Party» à chaque match dans l’US Airways Center. Si on peut souhaiter à l’équipe de Steve Nash de jouer une finale NBA, il lui faudra éviter de tomber sur Cleveland qui de temps à autre sort un jersey du plus bel effet de même ton : Orange !
Ces nuées de fans grimés, sapés aux mêmes couleurs ajoute aux spectacles sublimes des salles NBA ou l’unité autour d’une franchise n’est pas un vain mot.
L’unité du clan «Français » est désormais bien différente. Le club des «Cinq» qualifiés : Tony Parker, Boris Diaw, Ronny Turiaf, Yakcouba Diawara et Mike Piétrus déboulent dans le playoff l’ambition tout aussi dévorante que fluctuante car tous ne sont pas logés à la même enseigne.
Tous rêvent d’emboîter le pas de T. P. jusqu’au titre mais combien en ont réellement la possibilité ?
Sam Smith du Chicago Tribune vous répondrait «aucun mis à part Tony Parker lui-même». Un jugement brutal sauf que Sam Smith a programmé une finale NBA San Antonio face à Miami et c’est San Antonio qui s’impose pour finir en six matches.
Il laisse un petit coin de rêve à Mike Piétrus jusqu’à la finale de Conférence à l’Ouest. Mais pas plus, pour lui San Antonio et Tony Parker sont encore au-dessus du lot.
Rassurez-vous ça n’engage que lui.
Posted by Armel Le Bescon on April 23, 2007, 3:00 p.m. ET

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